Athlé - Dopage - L'Agence mondiale antidopage se défend à nouveau dans l'affaire Alex Schwazer

L'Equipe.fr
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Deux mois après la décision d'un juge italien de blanchir le marcheur Alex Schwazer, l'Agence mondiale antidopage a publié jeudi soir un nouveau communiqué pour réaffirmer que les échantillons de l'athlète étaient bien scellés et anonymisés, et n'ont donc pas été modifiés. La décision prise par un tribunal italien de blanchir Alex Schwazer ne passe toujours pas pour l'Agence mondiale antidopage. Deux mois après un premier communiqué, l'instance s'est de nouveau défendue jeudi soir avant de réaffirmer que les échantillons positifs du marcheur transalpin n'avaient pas été modifiés. « L'AMA est choquée qu'un juge d'instruction considère comme approprié de prendre un décret prononçant ces graves accusations sans donner à l'AMA ou aux autres parties une opportunité appropriée pour se défendre. [...] L'AMA rejette avec force les allégations faites par le juge. Tout comme chaque observateur impartial prêt à écouter objectivement toutes les preuves », affirme l'agence. Champion olympique du 50 km marche aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008, Alex Schwazer avait été suspendu huit ans en 2016 après un deuxième contrôle antidopage positif, à des stéroïdes anabolisants. Après la décision de la justice italienne en sa faveur, l'athlète transalpin espère toujours participer aux Jeux de Tokyo cet été. lire aussi Le marcheur italien Alex Schwazer rêve toujours des Jeux Olympiques Des échantillons « scellés » et « anonymisés » Dans son ordonnance, le juge italien estimait que les échantillons d'urine prélevés le 1er janvier 2016 avaient été modifiés « dans le but d'obtenir un résultat positif, afin d'obtenir la disqualification et le discrédit de l'athlète ». Une accusation qui ulcère l'AMA. « Ni l'AMA, ni World Athletics, ni le laboratoire de Cologne (qui a analysé les échantillons), ni la moindre personne impliquée dans ce contrôle antidopage n'avaient de motifs plausibles pour commettre un acte aussi scandaleux », assène l'agence dans son communiqué, assurant que les échantillons A et B de Schwazer ont été placés « dans deux bouteilles de verre scellées » et qu'aucune rupture dans la chaîne de conservation de ces échantillons n'a été notée. Selon l'AMA, les deux prélèvements étaient également anonymisés, si bien « que personne au laboratoire de Cologne ne savait qu'ils appartenaient à Alex Schwazer ».