Athlé - En Inde, le semi-marathon compatible avec le Covid

L'Equipe.fr
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La double menace du coronavirus et d'une effroyable pollution ne semble pas être un obstacle à la tenue d'un semi-marathon, ce dimanche, à New Delhi. Après les Etats-Unis, l'Inde est le deuxième pays le plus touché par la pandémie de Covid-19 en nombre de cas, avec près de 9,3 millions de personnes testées positives. Mais cela n'empêche pas l'organisation dimanche du semi-marathon de New Delhi qui accueillera quelques coureurs de renom, telle la Kényane Brigid Kosgei, l'une des références du marathon avec des victoires à Londres et Chicago ou l'Ethiopien Andamlak Belihu, qui a deux victoires à son actif dans la capitale indienne. Avec eux, 47 autres athlètes de premier plan participeront à cet événement fortement remis en cause par des sommités médicales. New Delhi est en effet considérée comme capitale la plus polluée du monde. La qualité de l'air y oscille actuellement entre « nocif » et « dangereux », et plus de 500 000 cas de coronavirus ont été répertoriés. « Ce sera suicidaire de participer à la compétition », a commenté un chirurgien pulmonaire, Arvind Kumar, fondateur de la Lung Care Foundation. « Avec cette double menace, si les gens continuent à courir en toute connaissance, je n'ai pas de mots pour exprimer mon angoisse. » Les inquiétudes de Kosgei Brigid Kosgei, qui vient en Inde pour la première fois, a reconnu avoir eu des inquiétudes : « Nous avons clairement été touchés par le Covid-19. J'ai dû convaincre mes parents et ma famille chez moi de me permettre d'aller à Delhi pour le semi-marathon. » Les organisateurs assurent avoir prévu de garantir « les plus hauts critères de sécurité, avec des zones de bio-sécurité » pour la course qui démarrera du stade Jawaharlal-Nehru. Des milliers d'amateurs participent habituellement à la compétition mais, cette année, ils le feront virtuellement, courant sur un trajet de leur choix entre mercredi et samedi avec une application pour enregistrer leur temps.