Athlé - JO (F) - Mélina Robert-Michon, après son élimination en qualification du disque : « Une motivation pour Paris 2024 »

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La vice-championne olympique 2016 du disque, Mélina Robert-Michon, a été éliminée samedi en qualification des JO de Tokyo, mais pense déjà à la prochaine édition. « Après quelques heures de réflexion, quel regard portez-vous sur votre élimination ?
Il faudra plus que quelques heures pour vraiment analyser ce qui s'est passé. Disons que c'est à l'image de cette année, les choses ont été assez difficiles, on a essayé de s'adapter et de faire au mieux, mais il manquait des certitudes sur le plan technique pour que tout soit en place, sans doute quelques compétitions. Je n'ai pas réussi à dérouler ce que je savais faire, j'étais encore trop appliquée, trop « bonne élève ». Je ne me suis pas lâchée, je n'ai pas fait ce que j'aurais dû faire, et ça ne pardonne pas à ce niveau-là. Comment avez-vous vécu le concours en lui-même ?
Il y a eu un bon échauffement, après mon premier essai est resté dans la cage, mais ça arrive, je sais gérer ce genre de chose. Le deuxième est correct (60,88 m) mais pas suffisant. Je pensais que le troisième serait au-delà (59,81 m). C'est frustrant, j'ai l'impression de ne pas avoir tout donné. « Il y a eu du dégât dans mon groupe, la Cubaine Caballero n'est pas passée non plus » Cela aurait été plus facile pour vous de lancer dans le deuxième groupe ?
Disons que les filles avaient déjà le résultat du premier et savaient donc qu'il suffisait de faire 62 mètres. Tu abordes ça avec un état d'esprit plus libéré, mais bon ça fait partie du jeu, parfois tu es dans le premier groupe, parfois dans le deuxième. Il y a eu du dégât dans mon groupe, la Cubaine Caballero n'est pas passée non plus. Et finalement il ne manque que 60 cm pour passer... J'ai commencé à regarder le deuxième groupe en tribune avec mon coach (Serge Debié), puis je suis partie. C'était trop stressant, ça ne changeait rien de rester ou pas. J'ai appris mon élimination en arrivant au village, en recevant plein de messages qui m'ont vite fait comprendre ce qui se passait. Il n'y a pas de bon endroit pour apprendre ça. C'est la première fois depuis 2006 que je n'atteins pas la finale en grand championnat. Les qualifs, c'est toujours un moment redouté, un piège, on est 40 et seules 12 passent. Il y a toujours une ou deux têtes de série qui passent à la trappe, malheureusement je fais partie du lot cette fois. «On va mettre en place une nouvelle équipe » Ce revers remet-il en cause votre envie de poursuivre jusqu'aux JO de Paris en 2024 ?
Penser que je puisse arrêter sur quelque chose comme ça serait mal me connaître. Une carrière comme la mienne ne peut pas se conclure sur une mauvaise note. C'est plutôt une motivation pour Paris. On va faire le point, voir ce qu'il faut changer ou améliorer pour être au taquet en 2024 et cette fois là je ne me ferai pas piéger. Disons qu'il va y avoir une réaction d'orgueil : ça va me remotiver ! Là, il me faudra d'abord un peu couper, puis entamer un nouveau cycle, mon coach (Serge Debié) va arrêter à la rentrée c'était prévu de longue date. On va mettre en place une nouvelle équipe. » lire aussi Toute l'actu de l'athlé aux JO

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