Athlé - JO (F) - Les Namibiennes Christine Mboma et Beatrice Masilingi interdites de 400 m aux JO en raison de taux de testostérone trop élevés

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Les deux jeunes sensations namibiennes du 400 m Christine Mboma et Beatrice Masilingi présentent un taux de testostérone trop élevé pour pouvoir courir sur 400 m aux JO, a indiqué vendredi matin leur comité national olympique. Depuis jeudi et leur disparition de la liste établie par la Fédération internationale (World Athletics) des athlètes aptes à disputer le 400 m aux JO de Tokyo, les deux jeunes (18 ans) sensations namibiennes du tour de piste Christine Mboma et Beatrice Masilingi ont alimenté les débats sur la raison de ce retrait. Mboma, auteure mercredi à Bydgoszcz de 48''54, devenant la septième meilleure performeuse de l'histoire, et sa compatriote Masilingi (record à 49''53), présentent un taux naturel de testostérone trop élevé pour disputer le 400 m selon les critères retenus par World Athletics depuis 2019. C'est ce qu'a indiqué vendredi matin le comité olympique namibien (NNOC) dans un communiqué. « Le NNOC et notre directeur médical sont en contact étroit avec le Dr Stéphane Bermon, directeur médical de World Athletics pour adopter la meilleure attitude concernant nos deux sprinteuses. Nous sommes confiants quant à leur avenir d'athlètes d'élite. Ce qui se passe ne doit pas être perçu négativement mais comme un nouveau défi [...] » Dans la même situation que Caster Semenya Le NNOC précise que World Athletics a demandé que les deux athlètes passent des tests médicaux, effectués dans leur camp de base italien (Abbadia, en Toscane). « Les résultats de ces tests indiquent qu'elles ont toutes les deux un taux naturellement élevé de testostérone. En raison des règlements de World Athletics, elles ne pourront pas participer aux épreuves allant du 400 m au mile. » Mboma et Masilingi se retrouvent donc - et à un mois seulement des JO - dans la même situation que Caster Semenya et d'autres athlètes présentant des différences de développement sexuel (DSD), obligées de se soumettre à un traitement médical (*) ou alors de changer de distance. Le 200m comme alternative ? Alors que le retrait des listes des deux Namibiennes a entraîné un tollé dans leur pays, le NNOC précise que les sprinteuses « apprécient l'immense soutien du public namibien et international ». Le coach commun de Mboma et Masilingi, Henk Botha, a de son côté expliqué au quotidien local The Namibian que ses athlètes allaient « se concentrer pleinement sur le 200 m des JO » et que les discussions avec la Fédération internationale reprendraient après Tokyo. « Christine et Beatrice sont déçues de ne pas pouvoir courir dans leur épreuve préférée, mais restent positives et impatientes d'être aux JO avec l'équipe de Namibie. » (*) World Athletics a défini un seuil maximal de testostérone (5 nmol/L de sang) pour être apte à concourir dans la catégorie femmes du 400 m au mile (1609 m).

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