Athlé - Justice - Clémence Calvin, attaquée en diffamation par l'AFLD, a été relaxée

L'Equipe.fr
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Clémence Calvin était poursuivie en justice par l'Agence française de lutte contre le dopage pour diffamation. Elle a été relaxée jeudi, pour une question de forme. Clémence Calvin, qui était poursuivie pour diffamation par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) à la suite de ses déclarations où elle assurait avoir été violentée lors d'un contrôle à Marrakech en mars 2019 avant de prendre la fuite, a été relaxée jeudi pour une question de forme. La fondeuse française avait été suspendue quatre ans par l'AFLD en novembre 2019, pour s'être soustraite au contrôle, et définitivement déboutée par le Conseil d'État en septembre dernier, alors qu'elle contestait cette suspension. Après ce contrôle avorté, Calvin avait livré une version rocambolesque de l'incident lors d'une conférence de presse en avril 2019. Elle avait notamment raconté que les agents s'étaient fait passer pour « la police française », que l'un d'eux lui avait agrippé le bras provoquant la chute de son enfant. « C'était tout sauf un contrôle [...] ces gens nous voulaient du mal », avait-elle dit. Basie Ader, avocat de l'AFLD « On s'est trompé de qualification [...] Nous acceptons le jugement » Cette version avait été démentie par les agents de l'AFLD, qui avaient tenté de la contrôler, lors de l'audience, qui s'était tenue le 21 janvier dernier devant la 17e chambre correctionnelle du tribunal de Paris. Le tribunal a décidé de relaxer Clémence Calvin, estimant que la qualification juridique retenue par l'AFLD n'était pas la bonne. « On s'est trompé de qualification, il y a eu une erreur, a expliqué Basile Ader, l'avocat de l'instance. Nous acceptons le jugement. Mais le tribunal ne fait pas droit à la demande de procédure abusive de Clémence Calvin, ce qui démontre que la poursuite en diffamation était légitime même si mal qualifiée. » Basile Ader a précisé que l'AFLD ne fera pas appel Rodolphe Bosselut, l'avocat de Clémence Calvin, s'est quant à lui « réjoui » de cette relaxe, « qui met un terme à une procédure qui visait à criminaliser entre guillemets la version de ma cliente quant à l'interpellation qu'elle a subie ».