Athlé - Règlement - Un dernier saut qui peut tout changer

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Si la victoire dans les concours de saut en longueur et de triple saut s'était jouée seulement sur l'ultime essai aux Mondiaux ou aux Jeux, cela aurait parfois donné de drôles de classements... Dans sa volonté de rajeunir son audience, la fédération internationale d'athlétisme (WA) se livre à parfois des expériences pour modifier le déroulement des épreuves. Une d'elles tentée cette saison dans les meetings consiste à ce que la victoire se joue sur le dernier essai, pour lequel seuls sont sélectionnés les trois meilleurs du concours sur les cinq premiers sauts. Une initiative fortement contestée par les athlètes mais que les règlements de WA pourraient permettre d'adapter un jour pour les Jeux Olympiques ou les Championnats du monde. Si cela avait déjà été le cas par le passé, l'histoire en aurait été modifiée et des recordmen du monde auraient carrément pu perdre le concours. On s'est donc amusé à revisiter quelques grands moments d'athlé à l'aune de cette nouvelle règle éventuelle. Ce n'est qu'un jeu mais il a toutes les apparences d'un voyage en absurdie. C'est sans conteste le plus beau concours de longueur de l'histoire. Celui des Championnats du monde de Tokyo où l'Américain Mike Powell améliora le record du monde de Bob Beamon (8,95 m contre 8,90 m) et parvint à devancer le grand Carl Lewis (8,91 m, v.f.). Tout était déjà joué à l'avant dernier essai, mais si la victoire s'était jouée sur l'ultime tentative, c'est Carl Lewis qui aurait été sacré. King Carl était retombé à 8,86 m alors que son adversaire avait mordu son saut. Mike Powell aurait été battu tout en devenant recordman du monde. lire aussi Mike Powell, un très grand moment de sport Lors des Championnats du monde de Göteborg, le Britannique Jonathan Edwards avait écrasé d'entrée le concours du triple saut. En réussissant 18,16 m et 18,29 m à ses deux premiers essais, il devenait ainsi le premier homme à plus de 18 mètres. Sur le dernier saut, ses deux dauphins, Brian Wellman (BER) et Jérôme Romain (DOM) touchèrent la plasticine. Edwards, fatigué par son concours, n'a même pas eu à s'élancer pour son sixième saut. Dans ce cas, la hiérarchie arrêtée avant ce saut aurait été inchangée. Dans le concours féminin de Göteborg, le destin d'Inessa Kravets aurait été tout autre. Auteur du record du monde avec 15,50 m à sa troisième tentative, elle ne retomba qu'à 14,55 m à la dernière. Si tout s'était joué sur le dernier saut, elle ne se serait classée que troisième derrière la Bulgare Iva Prandzheva (15 m) et la Russe Anna Biryukova (14,66 m). lire aussi Edwards, un saut mythique Champion du monde du triple saut aux derniers mondiaux de Doha, Christian Taylor n'aurait pas connu le même destin si tout s'était joué sur la fin. S'il avait été crédité de 17,92 m à son cinquième essai, l'Américain ne retomba qu'à 17,54 m à son ultime tentative. Moins loin que son compatriote Will Claye et le Burkinabé Hugues Fabrice Zango, 17,66 m tous les deux. Quoique au-dessus du lot, Taylor aurait donc laissé échapper le titre. La Vénézuélienne Yulimar Rojas aurait connu le même destin dans le concours féminin. Loin devant les autres avec ses 15,37 m, elle aurait dû concéder la victoire à cause d'un ultime saut mordu alors que la Colombienne Caterine Ibarguen retombait à 14,47 m.

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