Athlé - Renaud Lavillenie retrouve la compétition « avec envie et impatience »

L'Equipe.fr
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Renaud Lavillenie reprend la compétition ce samedi à Bordeaux avec la première étape du Perche Élite Tour.

« Comment abordez-vous cette compétition ?
Déjà avec beaucoup d'envie et d'impatience parce que dans le contexte où nous nous trouvons, ça fait du bien de se dire qu'on va avoir une compétition. Ce soir, ce sera plus le plaisir de sauter en compétition que la recherche d'une performance, c'est encore un peu tôt pour ça. Et puis, on a l'objectif des Jeux Olympiques dont on espère qu'ils vont être maintenus et si on n'a pas de compétition, ça va être compliqué.

Comment vous sentez-vous ?
Depuis plusieurs mois, je fais de bonnes séances. Les sensations sont là, le physique aussi. Je ne m'étais pas retrouvé dans un tel contexte depuis 2016, ce n'est pas négligeable. Ça m'a permis de faire des bonnes séances de préparation. C'est bien de se dire qu'au 15 janvier, j'ai réussi à m'entraîner tous les jours, sans perdre du rythme, sans jamais avoir à gérer une blessure. Je devrais sauter bien et sauter haut.

C'est-à-dire ?
Je sauterai sur élan réduit sur seize foulées. Si on regarde ma rentrée de l'an dernier à la même époque, mon objectif était de faire 5,70 m et je me suis surpris en passant 5,80 m. Là, mon objectif est de réussir 5,80 m. Si je regarde mes rentrées sur ces dix dernières années, mon standard est de 5,80 m. Je serais bien content de faire ça. Après, ça dépendra du contexte, de la manière dont je maîtrise mes perches. Mais si je ne suis pas à 5,80 m, je serai frustré.

Avec la pandémie, êtes-vous inquiet pour la suite de la saison en salle ?
Non, j'espère que ça va continuer comme ça. Mais c'est sûr qu'on peut se poser des questions, car on ne contrôle rien. Ça peut s'arrêter à tout moment. J'espère qu'on ne va pas être amenés à réfléchir comme ça. D'autant plus que pour ce qui me concerne, à part deux concours, toutes mes compétitions sont en France et je serai impacté par une décision d'interdiction qui ne concernerait que la France. Ce serait gênant côté sportif, mais ça le serait aussi pour les organisateurs qui ont bossé pendant des mois pour que les partenaires les suivent.

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Pour les athlètes, les primes de compétitions doivent être bien moins importantes ?
Oui, dans mon cas personnel, j'ai en plus une sacrée perte avec le fin de mon contrat avec Nike même si j'ai signé avec Puma. Sur les meetings, c'est plus compliqué pour les organisateurs de payer. Je ne saurais pas dire en chiffre ce que ça donne, mais ça doit faire aux alentours de moins 30 %. Mais dans l'absolu, les meetings font le maximum, il y a pas de doutes là-dessus. Certains arrivent à maintenir un bon niveau de primes. Mais le plus important, c'est de pouvoir continuer à sauter pour se préparer. »