Auto - Endurance - Peugeot - Loïc Duval, pilote Peugeot en endurance : « Je suis vraiment heureux »

L'Equipe.fr
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Vainqueur des 24 Heures du Mans en 2013 avec Audi, le pilote français Loïc Duval (38 ans) raconte sa fierté de retrouver le Championnat du monde d'endurance à partir de 2022 avec un grand constructeur français comme Peugeot. « Qu'est-ce qui vous a attiré dans ce programme Peugeot en endurance ?
J'ai eu la chance de rouler avec une Peugeot 908 HDI FAP (du team Oreca, ndlr), au Mans en 2010 et 2011. Quand j'ai découvert la nouvelle du retour de Peugeot, j'ai su que c'était quelque chose que je voulais faire avec ce constructeur. L'endurance coche toutes les cases de ce que j'attends du sport automobile : l'atmosphère, l'émotion et l'esprit d'équipe. Les 24 Heures du Mans sont une course incroyable, iconique et impitoyable. Piloter de nuit et de jour est quelque chose d'extraordinaire. En 2010, deux heures avant la fin de la course, nous roulions vers notre premier podium et malheureusement, nous avons subi une défaillance technique. Cela m'a vraiment brisé le coeur et a été très difficile à avaler. J'ai un boulot, une histoire à finir avec Peugeot ; il est grand temps de gagner cette course ensemble ! Et Peugeot a tout ce qu'il faut pour y arriver. On l'a vu par le passé. Et puis en tant que pilote français, je suis vraiment heureux et fier de pouvoir recourir au Mans avec une marque française. lire aussi Toute l'actu auto-moto Quel sera votre apport au projet Peugeot LMH, suite à votre grande expérience dans les courses d'endurance en LMP1 ?
J'ai l'impression d'être un peu le grand frère, car j'ai déjà gagné les 24 Heures du Mans et un titre mondial en WEC (2013). Mon expérience mais aussi celle de Jean-Éric (Vergne), tant du LMP1 que de la Formule E, seront je pense, surtout utiles au début du projet pour structurer le programme de développement du team, avec les ingénieurs et toute l'équipe technique. Ensuite, je crois qu'au fur et à mesure de l'avancement et des essais, même les plus jeunes pilotes (Gustavo Menezes, Mikkel Jensen) pourront nous apporter de nouvelles approches très appréciables et je suis sûr qu'ils seront très rapides. Enfin, il y aura toute l'expérience que pourront nous apporter Kevin (Magnussen) et Paul (Di Resta) accumulée dans d'autres catégories, notamment de la F1. Loïc Duval « Peugeot a tout ce qu'il faut pour y arriver. On l'a vu par le passé. » Participer à un projet comme celui-ci dès le départ est important, comparé au fait d'intégrer une équipe déjà structurée comme vous l'aviez fait chez Audi ?
Cela fait une grosse différence. C'est la première fois que je suis associé à un projet dès son origine. C'est beaucoup d'excitation pour tout le monde au-delà du sport, construire quelque chose tous ensemble est aussi une belle aventure humaine. C'est vraiment quelque chose de spécial. J'ai vraiment hâte d'y être. C'est bien plus valorisant dans tout le processus de mise en place et surtout, je crois qu'on le ressentira encore plus au moment de la victoire. Ce sera une récompense encore plus grande car elle couronnera un investissement bien plus complet sur un projet partant de zéro auquel chacun aura collaboré plutôt que de rejoindre une équipe qui a déjà gagné sans vous.

Parmi vos équipiers, quel est celui que vous connaissez le mieux ?
Jean-Éric. Je me souviens de l'époque où il était encore en F1 et vivait en Suisse. Il venait chez moi et nous passions donc beaucoup de temps ensemble. Nous nous entraînions pendant l'hiver, à Chamonix. Lorsqu'il court en Formule E, mes enfants crient son nom quand ils le voient à la TV ! »