Auto - La FIA et Ferrari cherchent leur deuxième candidate pour la Driver Academy

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L'opération de détection Girls on Track - Rising Stars a connu sa saison 2 au Paul Ricard, fin octobre. Quatre jeunes filles de 14 à 16 ans se retrouveront bientôt en compétition à Maranello pour espérer rejoindre la prestigieuse Ferrari Driver Academy et rêver à la Formule 1.

La deuxième saison de l'opération de détection Girls on Track-Rising Stars, organisée par la Fédération Internationale de l'Automobile (FIA) et Richard Mille pour sélectionner quatre jeunes filles de 14 à 16 ans qui auront une chance d'intégrer la prestigieuse Ferrari Driver Academy (FDA), s'est terminée, mercredi soir, sur le circuit Paul Ricard au Castellet.

Il s'agissait de retenir quatre apprenties pilotes féminines qui participeront, dans le courant du mois de novembre, à un ultime stage d'évaluation à Maranello (siège de Ferrari), pour déterminer si l'une d'elles a le potentiel afin de rejoindre, au sein de l'Académie italienne, la jeune pilote néerlandaise Maya Weug (17 ans), lauréate l'an passé et dont le contrat sera prolongé en 2022.

Un niveau de détection supplémentaire en karting
Soixante-treize dossiers de candidatures avaient été adressés à la FIA par les Autorités Sportives Nationales du monde entier. Les quatre jeunes filles retenues pour se rendre à Maranello sont Brésilienne (Julia Ayoub, 16 ans, déjà dans le top 4 en 2021), Russe (Victoria Blokhina, 14 ans) et Espagnoles (Laura Camps Torras, 16 ans et Clarissa Dervic, 15 ans). À l'inverse de l'an passé avec Doriane Pin, aucune Française ne sera invitée à Maranello.

La lauréate de 2020, Maya Weug, faisait partie du jury, cette année. Pour sa première saison de sport automobile, dans le championnat italien de F4 très relevé, elle a fini 6e au classement des débutants (rookies) mais n'a inscrit aucun point dans le championnat principal. « Elle a pourtant suffisamment progressé et prouvé son potentiel pour que Ferrari la garde une deuxième année dans son académie, relève l'ex-rallywoman Michèle Mouton, présidente de la Commission Les Femmes dans le Sport Automobile à la FIA. Car je le rappelle : si nous avons la chance que la Ferrari Driver Academy garde désormais une place pour une jeune fille, cela n'a aucun caractère systématique. Si dans cette promotion 2021 de Girls on Track ou la suivante, aucune gamine ne révèle un potentiel comparable à celui d'un jeune garçon, l'académie ne se forcera pas à prendre une fille. »

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En revanche, Ferrari et la FIA ont ajouté, cette année, un niveau supplémentaire à leur programme de détection : quatre « juniors » de 10 à 14 ans retenues pour une saison 2022 payée en karting à l'une d'elles, à l'issue d'un camp d'entraînement à la FDA. « Des filles encore plus jeunes ! C'est très important, souligne Michèle Mouton . Si nous voulons avoir une chance de voir un jour une femme arriver au plus haut niveau pour piloter en Formule 1, c'est à ce degré, à ce bas de l'échelle qu'il faut s'intéresser pour découvrir les talents dès le plus jeune âge, comme pour n'importe quel pilote. »

Théo Pourchaire était au jury
« Maya mérite une deuxième année ; elle a mûri et bien progressé cette saison, remarque l'ex-pilote de monoplace Cathy Muller. Si ses résultats ne le reflètent pas assez c'est qu'en quelques occasions où elle aurait pu viser un Top 10, elle a été encore victime du syndrome jamais derrière une fille ! On a vu des garçons plonger au freinage là où ils ne l'auraient sans doute jamais fait contre un autre pilote et la sortir de la piste ! Il lui reste encore une course. Elle est une battante, sinon Ferrari ne lui aurait pas donné une seconde chance. »

Maya Weug aura ensuite droit à un test en Formule 3, à Magny-Cours le 10 novembre, comme Doriane Pin (17 ans) qui, après la Clio Cup, a poursuivi son apprentissage, cette saison, en Michelin Le Mans Cup sur une Ferrari 488 GT3 du team féminin Iron Lynx (5e du classement).

« Elles m'ont rappelé mes débuts, s'amuse le pilote de F2 Théo Pourchaire (18 ans), prochain candidat français à un volant en F1 et membre du jury au Paul Ricard, où il a fait les temps de référence en F4 pour l'opération de détection. J'étais un peu comme elles au départ, c'était intéressant à suivre. Je les ai observées rouler et discuter avec les ingénieurs. Elles sont des pilotes. Quelques-unes sont impressionnantes de maturité. C'était chouette de les voir progresser durant ces quelques jours car certaines partaient de loin. »

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