Auto - Formule E - Jean-Eric Vergne : «Renault n'est pas imbattable

L'Equipe.fr
En Formule électrique, Jean-Eric Vergne dispose d'un matériel identique à celui de Sébastien Buemi et Nicolas Prost, les pilotes de Renault e-dams. Mais pas des mêmes possibilités d'essais. Cela ne l'empêche pas de croire en ses chances avec le team Techeetah.

En Formule électrique, Jean-Eric Vergne dispose d'un matériel identique à celui de Sébastien Buemi et Nicolas Prost, les pilotes de Renault e-dams. Mais pas des mêmes possibilités d'essais. Cela ne l'empêche pas de croire en ses chances avec le team Techeetah.Depuis son arrivée en Formule électrique chez Andretti au cours de la première saison, Jean-Eric Vergne a signé quatre pole positions, mené cinq courses, décroché cinq podiums... mais n'a encore jamais gagné un e-Prix. «Front runner» comme disent les Anglais, «un gars qui joue devant». Mais il espère plus... Peut-être dès samedi à Mexico, quatrième manche de la saison 3 (départ à minuit heure française). A Buenos Aires, le 18 février dernier, il a terminé deuxième, et premier pilote français, derrière la Renault e-dams de Sébastien Buemi.Sa voiture, engagée par le team Techeetah, est équipée du même ensemble moteur électrique et boîte de vitesses. Le meilleur du plateau. Mais ça s'arrête là... En tant que structure indépendante, l'écurie chinoise, créée cette saison, n'a pas droit aux essais privés comme les constructeurs.«Renault s'est même attribué les cinq jours qui nous étaient autorisés, précise Jean-Eric Vergne. C'est un peu comme si un golfeur professionnel jouait avec les mêmes clubs de golf que Tiger Woods mais sans jamais pouvoir s'entraîner. Nous n'avons que les journées de course - concentrées sur le samedi - pour nous occuper de l'auto. C'est court. Je fais donc beaucoup de simulateur à Monaco mais ce n'est pas aussi perfectionné qu'en F1. On peut travailler sur les programmes liés à l'énergie et les stratégies de course essentielles en Formule E mais on ne peut pas, comme les autres équipes, bosser sur les réglages du châssis ou le freinage qui est pourtant énormément affecté par le système de régénération électrique. C'est tout de même extrêmement compliqué de rivaliser avec Renault e-dams. On fait avec les moyens du bord.»Mais Vergne ne se plaint pas : il est à son aise dans cette équipe chinoise où il s'est lui-même un peu impliqué dans le montage et l'organisation. «Je parle presque tous les jours avec les ingénieurs pour améliorer ce qui peut l'être.» L'an passé, il a terminé la saison 2 comme il a pu : «J'avais de très bonnes relations avec les gens de DS Performance mais beaucoup moins avec le patron du team Virgin. Or, l'an dernier, il y avait vraiment encore DS d'un côté et Virgin de l'autre, ça m'a pas mal affecté. Je suis bien où je suis aujourd'hui. L'équipe est totalement nouvelle mais elle se débrouille de mieux en mieux. Je ne doute pas de ses capacités et l'arrivée dans l'équipe (à partir de Mexico) d'Esteban Guttierez (ex-Sauber et Haas F1) est une bonne chose. Il va apporter de la vitesse, je vais pouvoir bien m'entendre et travailler avec lui. Les ingénieurs aussi. Renault e-dams n'est pas imbattable.»Vergne s'engage avec Manor en LMP2Jean-Eric Vergne fera, par ailleurs, ses grands débuts en endurance cette année, en Championnat du monde (WEC), au sein du team Manor qui alignera deux Oreca 07 à partir de Silverstone (16 avril). «Cela faisait longtemps que j'avais envie de participer, spécialement aux 24 Heures du Mans», souligne-t-il à propos d'une discipline où l'on ne l'avait jamais soupçonné vouloir s'investir.«Je me concentrais sur la FE et sur mon rôle chez Ferrari (pilote d'essais sur simulateur qu'il n'a pas renouvelé, cette saison). Donc, cela ne servait à rien d'en parler. Mais j'avais envie de rouler un peu plus et j'ai pensé que le WEC était quelque chose de complètement logique pour moi.»

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