Auto - Indycar - 500 miles - Helio Castroneves, Monsieur 500 miles d'Indianapolis, entre un peu plus dans la légende

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Jamais champion Indycar mais figure emblématique de la discipline, Helio Castroneves a bâti sa légende aux 500 miles d'Indianapolis dont il co-détient désormais le record de victoires après son quatrième succès dimanche. Rarement les quelques minutes suivant l'arrivée des 500 miles d'Indianapolis auront offert une image aussi fidèle de ce que représente le vainqueur du jour. Mais le spectacle qui a entouré Helio Castroneves, qui a triomphé pour la quatrième fois dans l'épreuve égalant le record historique (détenu par Rick Mears, Al Unser et AJ Foyt), a bien illustré deux aspects indissociables de sa personnalité : une popularité hors-norme auprès du public américain et mais aussi une relation unique avec ses pairs. Lorsqu'il a passé les briques formant la ligne d'arrivée juste devant Alex Palou (Chip Ganassi), la clameur a été aussi immense que si l'IMS avait entièrement rempli ses tribunes (135 000 billets vendus à cause de la pandémie de Covid-19 contre plus de 300 000 en général). Et l'ambiance est encore montée de quelques crans quand il a sacrifié à son rituel de « Spiderman », comme en 2001, 2002 et 2009, grimpant sur le grillage situé face aux stands, juste devant la grande tribune pour haranguer ses fans dont quelques-uns ont répondu en montant à leur tour sur les câbles entourant la piste.

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Dès qu'il a reposé les pieds sur l'asphalte, les hommages de ses adversaires se sont enchaînés entre embrassades, échanges hilares et yeux rougis d'émotion pour le Brésilien. Ses anciens coéquipiers du Team Penske (où il a passé plus de vingt ans) n'ont pas été les derniers avec Will Power (vainqueur 2018) lui criant qu'il était une légende, suivi de Simon Pagenaud (vainqueur 2019) rigolant qu'il était presque revenu à sa poursuite sur l'ovale de quatre kilomètres (le Français, parti 26e, a terminé 3e à une demi-seconde du vainqueur). Puis la légende Mario Andretti lui a déposé un bisou sur les cheveux presque à la manière d'un parrain. lire aussi Simon Pagenaud : « Si j'avais eu un tour supplémentaire... » Réussite hors-norme à Indianapolis « Je ne savais plus ce que je faisais, j'étais juste porté par l'énergie de l'instant », plaisantait Castroneves à propos de ses trajectoires incertaines d'une personne à l'autre, durant ces quelques minutes. Puis plus sérieux, le pilote du Meyer Shank Racing (pour lequel il disputait sa première course, normalement la seule de la saison) a repris : « C'était très émouvant. Les gens sur les grilles... Tout le monde me félicitant... Je suis honoré d'être dans cette position aujourd'hui. » Ces nombreuses démonstrations d'affection ne sont que le reflet du sentiment unique qui accompagne le Brésilien de 46 ans. « C'est une telle personnalité, un des meilleurs coéquipiers que j'aie jamais eu, a soufflé Pagenaud. Je lui ai dit avant la course que si je ne gagnais pas, je voulais qu'il obtienne sa quatrième victoire. » Elle installe une bonne fois pour toutes l'image de « Monsieur 500 miles d'Indianapolis » du Brésilien, capable d'offrir ici la première victoire en Indycar de l'histoire de l'écurie Meyer Shank Racing.

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Jamais il n'a jamais réussi à remporter un championnat Indycar (quatre fois deuxième et trois fois troisièmes) mais il a toujours été à l'aise dans le temple de la vitesse. Outre ses quatre succès (dont deux lors de ses deux premières participations en 2001 et 2002, le dernier doublé en date), il a également terminé trois fois deuxième (2003, 2014, 2017) et une fois troisième (2007), sans oublier la pole position qu'il a obtenue quatre fois également (2003, 2007, 2009, 2010). « Il a un feeling pour cet endroit, a repris le pilote français. Et plus on aime ce lieu, plus il vous aime en retour. Il y a quelque chose d'étrange avec ça. Tout le monde parle de sa trajectoire particulière, unique (un peu plus extérieure que ses adversaires). Je n'arrive d'ailleurs toujours pas à comprendre comment il peut la prendre. Peu importe l'année, le package, ça fonctionne ! » Une star au-delà des ovales À ses performances toujours au rendez-vous dans LA course de l'année, celle qui attire les regards bien au-delà du monde du sport automobile aux États-Unis, Castroneves ajoute un sourire contagieux et une attitude toujours positive. Cela lui vaut de régulières invitations sur les plateaux télés depuis le programme de télé-réalité « Danse avec les stars » auquel il a participé à deux reprises, gagnant la première fois (en battant l'ancienne Spice Girl Mel B. en finale s'il vous plaît) jusqu'à l'élection de Miss Univers 2011 en passant par « American Ninja Warrior », la Famille en or (Family Feud) ou encore The Oprah Winfrey Show. Le fait de s'imposer à 46 ans (le record est de 47 ans et 11 mois) va ajouter à son lustre personnel. Surtout vu le mouvement actuel dans le sport américain où les stars les plus populaires continuent de gagner à des âges avancés à l'image de Phil Mickelson, vainqueur d'un Majeur de golf à 50 ans, ou du quarterback Tom Brady, vainqueur de son septième Super Bowl à 43 ans. « Je l'avais dit avant la course, a-t-il coupé à l'évocation de ce dernier nom, si Tom Brady le fait, pourquoi pas moi. Les gens vous collent une étiquette à cause de l'âge et c'est tellement bon de leur prouver qu'ils ont tort. » En attendant d'essayer de chasser une cinquième victoire aux 500 miles dans un an, Castroneves a un but : retrouver un programme complet en Indycar pour ne pas se contenter que de sa course fétiche. « J'adorerais ça, je suis prêt », a-t-il martelé. Alors que les arrivées de Romain Grosjean et Jimmie Johnson (tous deux absents sur ovales), ont permis à de nouveaux regards de se poser sur l'Indycar cette saison, le retour à temps complet du sourire le plus célèbre du sport auto américain ne pourrait que renforcer l'intérêt du public pour le Championnat dans son ensemble.

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