Auto - Indycar - La saison 2020 s'annonce intense en Indycar

L'Equipe.fr
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Plateau densifié, calendrier ramassé à cause de la pandémie de coronavirus, l'Indycar offre une saison 2020 pleine d'intérêts malgré un lancement décalé de deux mois et demi. La pandémie de coronavirus a contraint la direction du Championnat à revoir ses plans pour 2020. Ce sont les circuits en ville qui payent le plus lourd tribut à cette réorganisation. Long Beach, Toronto et Detroit (2 courses) ont disparu du programme. L'Indycar a tout de même « sauvé », à l'heure actuelle, quatorze épreuves lors de onze week-ends différents. Le point sur les calendriers 2020 en auto-moto Road America, l'ovale d'Iowa et Laguna Seca seront le théâtre de deux courses en un week-end. Le circuit routier d'Indianapolis accueillera deux courses lui aussi, la première le 4 juillet, en parallèle d'un week-end de Nascar sur le même tracé, puis le 3 octobre. Cette deuxième date peut aussi être une solution de repli pour les 500 Miles d'Indianapolis, l'épreuve phare dont le Français Simon Pagenaud est le tenant du titre, prévue pour l'instant le 23 août avec une préparation classique (deux semaines d'essais et qualifications le week-end précédent). L'adaptation sera un des thèmes de la saison dans le contexte actuel. Au Texas, par exemple, les pneus devront être limités à une utilisation de 35 tours. L'usine Firestone, qui équipe tout le Championnat, ayant été fermée durant ces derniers mois, les écuries devront utiliser des pneus de l'an dernier et le fabricant ne veut pas prendre de risque avec l'ajout de l'aeroscreen (25 kg) sur les monoplaces. Au niveau du Championnat, les points ne seront plus doublés lors de la dernière course de l'année (St Petersburg cette fois). Après s'être essayé aux 500 Miles d'Indianapolis avec Fernando Alonso en 2017 et 2019 (ratant la qualification à cette occasion), McLaren arrive avec ses monoplaces « papaye » pour une saison complète. L'écurie s'est associée à Schmidt-Peterson qui passe sous motorisation Chevrolet (une association avec Honda, l'autre motoriste de la série n'était pas vraiment envisageable vu l'historique récent en F1). Pour cette première année, Arrow McLaren SP a décidé de faire confiance à deux très jeunes pilotes : le Mexicain Pato O'Ward (21 ans et 9 courses Indycar à son actif) et l'Américain Oliver Askew (23 ans, champion d'Indy Lights). N'ayant pas trouvé d'accord avec Andretti, Fernando Alonso reprendra le volant de la McLaren numéro 66 aux 500 Miles d'Indianapolis. Signe positif, la liste des engagés ne s'est pas amaigrie malgré la crise. Ils seront 24 au départ au Texas. Parmi les écuries de pointe, Team Penske garde sa configuration à trois pilotes avec Josef Newgarden (champion en titre), Simon Pagenaud (vainqueur des 500 Miles d'Indianapolis) et Will Power. Andretti continue de grandir en ajoutant la nouvelle star de la discipline Colton Herta, comptant désormais cinq pilotes à temps plein dont Alexander Rossi, deuxième à Indianapolis et troisième du Championnat. Enfin Chip Ganassi, « profitant » de l'arrêt de son programme en Endurance, alignera une troisième voiture pour Marcus Ericsson qui accompagnera Felix Rosenqvist et le quintuple champion Scott Dixon. Plusieurs équipes « secondaires » ont également annoncé des programmes complets ou partiels supplémentaires, ce qui entraîne quelques questions logistiques. A la différence de la Formule 1, chaque concurrent dispose de sa propre « box » lors des arrêts au stand. Or certains circuits ne sont pas configurés pour en accueillir plus de 23 ou 24. Pagenaud : « Une sensation unique » Côté Français, Simon Pagenaud sera toujours là au volant de la numéro 22 avec, selon les courses, la livrée jaune fluo de Menards (avec laquelle il a gagné à Indianapolis) ou celle noire et blanche de DX Technology (qui débutera au Texas). Il sera cette année encore un prétendant sérieux au titre et à la victoire aux 500 Miles. En revanche, remercié tardivement par le Dale Coyne Racing à l'automne, Sébastien Bourdais n'a pu retrouver qu'un programme partiel avec AJ Foyt Racing qui a été encore plus raccourci avec la refonte de la saison. Il devait disputer les trois premières courses puis Portland en septembre. L'épreuve, à domicile pour lui, de St Petersburg ayant été recasée en clôture de la saison, il n'a pour l'instant que deux épreuves prévues. Alors que Foyt a connu une année 2019 catastrophique, l'arrivée de nombreux renforts techniques et les premiers essais laissent au moins espérer que le Manceau (également engagé en IMSA, l'endurance nord-américaine) disposera d'une voiture compétitive. Le calendrier Nuit du samedi 6 au dimanche 7 juin, 2 h 10 : Texas (ovale) ;
samedi 4 juillet, 18 h 15 : GP d'Indianapolis 1 (circuit routier) ;
samedi 11 juillet, 18 h 50 : Road America 1 (circuit routier) ;
dimanche 12 juillet, 18 h 50 : Road America 2 ;
nuit du samedi 17 au dimanche 18 juillet, 3 heures : Iowa 1 (ovale) ;
nuit du dimanche 18 au lundi 19 juillet, 3 heures : Iowa 2 ;
dimanche 9 août, 18 h 45 : Mid-Ohio (circuit routier) ;
dimanche 23 août, 19 heures : 500 Miles d'Indianapolis (ovale) ;
dimanche 30, 21 heures : Gateway (ovale) ;
dimanche 13 septembre, 21 h 40 : Portland (circuit routier) ;
samedi 19 septembre, 21 h 25 : Laguna Seca 1 (circuit routier) ;
dimanche 20 septembre, 21 h 25 : Laguna Seca 2 ;
dimanche 3 octobre, 21 h 50 : GP d'Indianapolis 2 (circuit routier) ;
dimanche 25 octobre, 21 h 30 : St Petersburg (circuit en ville).
Programme en heure française.