Auto-moto - Disparition - Stéphane Peterhansel à propos d'Hubert Auriol : « C'est un grand personnage »

L'Equipe.fr
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La disparition d'Hubert Auriol a suscité une vive émotion ce dimanche à Sakaka, terme de la septième étape de l'édition 2021. Beaucoup de concurrents ont exprimé leur tristesse, à commencer par Stéphane Peterhansel. L'émotion a envahi le bivouac de l'étape marathon ce dimanche à Salaka. À leur arrivée, les pilotes ont appris la disparition d'Hubert Auriol. Pour ceux qui l'ont connu comme pour les autres, l'ancien pilote moto et auto, devenu ensuite directeur du Dakar, était une légende. Tous ont en tête les images de son arrivée, les deux chevilles cassées. Beaucoup se souviennent également de son retour sur le bivouac, il y a un an, en Arabie Saoudite. Stéphane Peterhansel (13 fois vainqueur du Dakar, six fois en moto, sept fois en auto) : « Je me suis posé la question ces derniers jours. On n'avait pas de nouvelles d'Hubert. On savait qu'il était en réanimation. C'est un grand personnage. C'est lui et Cyril Neveu qui m'ont donné envie de faire le Dakar. Hubert, c'était la classe. C'était un modèle, avec l'élégance. On avait envie de faire aussi bien que lui. Je crois que le monde du rallye-raid va pleurer un moment. Il y a beaucoup de jeunes qui ne le connaissaient pas, moi je fais partie de ceux qui ont découvert le Dakar grâce à lui. On pense à lui à sa famille. C'est triste. Tout le monde a la même image, le jour où il a arrêté la course en moto avec les deux chevilles cassées. Sur la ligne, il dit : '' ça y est c'est fini pour moi''. On n'a jamais été concurrents. En tant que patron de l'épreuve, il avait fait revivre le Dakar avec notamment la création des malles motos pour les amateurs. La dernière fois que je l'ai vu sur le bivouac, c'était il y a un an, ici en Arabie Saoudite » Cyril Despres « J'étais tout gamin quand il allait à fond sur les pistes africaines Cyril Despres (cinq fois vainqueur moto du Dakar entre 2005 et 2013) : « Il nous a fait rêver. J'ai eu mon premier guidon chez BMW. La première fois que je suis arrivé à Munich chez BMW, il y avait les motos d'Hubert. J'étais tout gamin quand il allait à fond sur les pistes africaines. Les duels avec Cyril Neveu ont marqué mon enfance et mes premiers pas en rallye. J'ai eu la chance de le rencontrer à de nombreuses reprises, c'est un grand monsieur qui s'en va. Je garde de lui son sourire te la bonne humeur. » Adrien Van Beveren « La meilleure façon de le remercier, c'est que le Dakar perdure et fasse rêver toujours autant de monde Adrien Van Beveren (pilote moto, triple vainqueur de l'Enduro du Touquet) : « C'est une sacré triste nouvelle. On va tous penser à lui. J'ai juste envie de dire un grand merci pour ce qu'il a fait et pour la légende qu'il représente. La meilleure façon de le remercier, c'est que le Dakar perdure et fasse rêver toujours autant de monde. J'ai toujours en tête cette vidéo où il arrive les deux chevilles cassées. On l'entend pleurer dans le casque. C'est fou, c'est des sensations que j'ai vécues. C'est émouvant. C'est le cycle de la vie, mais ça fait quelque chose. J'avais beaucoup de respect, même si je ne le connaissais pas beaucoup. » Mathieu Baumel « Il a vécu des choses exceptionnelles qu'on ne pourra pas vivre dans une seule vie Mathieu Baumel (copilote auto, double vainqueur du Dakar avec Nasser Al-Attiyah) : « C'est toujours triste de voir partir quelqu'un et encore plus quand c'est une légende du sport que tu pratiques. C'est quelqu'un qu'on n'oubliera jamais, un grand monsieur du Dakar, entre-autre. Je l'appréciais mais ce n'étais pas mon époque. On se souvient de lui l'an dernier, quand il est venu au bivouac. Il a vécu des histoires folles. Il a vécu des choses exceptionnelles qu'on ne pourra pas vivre dans une seule vie. »