Aventure - Marathon des sables - C'est parti pour la 35e édition du Marathon des sables

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Après trois reports dûs à la crise sanitaire, la 35e édition du Marathon des sables partira bien, ce dimanche, depuis la région d'Errachidia au Maroc pour 6 étapes et 250km en autonomie dans le Sahara. Nous allons suivre cette édition anniversaire dans les mêmes conditions qu'un coureur du peloton. Il est 14h ce samedi de veille de départ sur le bivouac du Marathon des sables et les 700 coureurs, provenant de quarante pays, patientent en se terrant sous les toiles noires de leur tente berbère. La chaleur est accablante : près de 40°C et moins de 8 % d'humidité qui font de cette journée de préparation une épreuve avant l'épreuve. « Il va faire très chaud les trois premiers jours, minimum. C'est un vrai Marathon des sables que vous allez vivre », déclarait Patrick Bauer, créateur de l'épreuve, dans un briefing émouvant après un an et demi de report de la course.

L'heure est à la préparation des sacs, véritable casse-tête pour ceux qui s'apprêtent à prendre le départ de leur premier « MDS ». Car le concept de cette course en 6 étapes est intransigeant : de la veille du départ à l'arrivée de la 6e étape, 7 jours et 250km plus tard, les participants sont en totale autonomie (excepté pour l'eau et la tente) et portent l'intégralité de leur équipement et de leur nourriture. Pas d'eau courante, pas d'électricité et aucune commodité sur le bivouac : tout est fait, ou presque, pour que les participants se sentent en pleine aventure au milieu du désert. Un véritable casse-tête quand les journées consistent à courir entre 33 et 90 kilomètres dans le Sahara et il faut pour certains des semaines entières pour parfaire le contenu de leur sac en s'aidant de tableaux Excel pour trouver les 2 000 kcal nécessaires pour chaque jour de course. Quel sac de couchage ? Combien de flasques d'eau ? Un réchaud ou pas de réchaud ? Combien de feuilles de papier-toilette ? Les plus minutieux ne laissent rien au hasard et reconditionnent chaque aliment, chaque médicament pour gagner d'illusoires grammes avant la grande pesée : les sacs ne doivent pas excéder les 15 kg et ne peuvent pas être en dessous de 6 kg (sans l'eau). À la clé, un véritable business pour les marques du marché du trail running : des guêtres spéciales pour le désert, des sites qui proposent des packs de plats lyophilisés pour chaque journée du MDS, des sacs conçus par l'organisateur et spécialement pensés pour les équipements du plus célèbre des raids dans le désert. 120 000 Dans les conditions extrêmes qu'offre le Maroc, 120 000 litres d'eau seront nécessaires pour cette 35e édition. Une notoriété soignée par la direction de course qui parfait sa recette depuis plus de 35 ans et qui a réussi à faire de son événement une référence dans l'organisation d'épreuves extrêmes. 450 personnes oeuvrent, salariés et surtout bénévoles, pour permettre à l'épreuve d'exister. 45 professionnels de santé, 5 000 soins par édition, un hôpital de campagne, 120 000 litres d'eau, 450 tentes berbères, trois hélicoptères : le MDS est une véritable ville qui suit les concurrents chaque jour dans le désert. Quant à ces derniers, ils attendent de manger nerveusement leur dernier repas avant de ne survivre que grâce au contenu de leur sac pendant une semaine. Alors que le soleil se couche sur le bivouac, la nervosité, elle, ne redescend pas sous les tentes berbères : les 700 coureurs d'apprêtent à vivre, pour la plupart, l'aventure de leur vie. Et pas question de relâcher leur attention si près d'un des jours les plus marquants de leur vie. lire aussi Toute l'actualité des sports d'aventure

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