« Bande de skateuses », un film sur la révolution du skateboard féminin en France

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Dans Bande de skateuses, Marion Desquenne est partie à la rencontre de différentes générations du milieu. De Charlotte Hym, Parisienne qui a débuté dans la rue et a participé aux JO de Tokyo à Claire, pionnière en France depuis 1998 jusqu'à Lucie, 11 ans, espoir pour Paris 2024. Un film immersif sur l'explosion du skateboard féminin en France.

C'est l'histoire de Claire, une des pionnières qui a débuté en 1998 et a lancé un forum sur internet dans les années 2000 pour regrouper les rares skateuses françaises. De Shani Bru, première femme à apparaître en couverture de Sugar, 20 ans après la création du magazine spécialisé français, une consécration dans le milieu. Ou encore Charlotte Hym, la doctorante parisienne qui a vécu les premiers JO et emmène Lucie, qui impressionne déjà par son niveau à 11 ans seulement, découvrir le bonheur de skater dans la rue.

Le documentaire « Bande de skateuses » (disponible sur Canal +) retrace l'évolution du skateboard féminin dans l'Hexagone à travers sept visages et plusieurs générations. Chacune son histoire, sa façon de vivre le skate. Tout en racontant aussi l'évolution de ce milieu très masculin depuis trente ans, images d'archives à l'appui. Entre légitimité, image et place de la femme, sororité et révolution depuis 2017, à l'annonce de l'entrée du skateboard aux Jeux Olympiques de Tokyo.

« C'est l'une des belles valeurs qu'ont apportées les JO : ce côté paritaire, explique la réalisatrice Marion Desquenne, dans le milieu du skateboard depuis 20 ans, dont cinq sur une planche. Il y a eu plus d'opportunités, plus de compétitions, ça a aussi obligé les marques à se bouger. Même chez des marques déjà très présentes, à partir de 2018, elles ont passé la vitesse supérieure. C'est un énorme marché pour les marques, un boulevard. On a ouvert une porte et ça ne va pas s'arrêter. Tous les skateshops le disent : ils n'ont jamais autant vendu de planches de skate aux filles. C'est un truc de fou. »

« Une période bénie »
De leur aventure olympique à leur trip estival entre copines dans le Sud de la France en quête de spots « DIY » (Do it yourself, fabriqués à la main par les locaux), ce film montre aussi tout un panel de façon de vivre le skate et immerge dans une culture riche et en perpétuelle évolution. Bien au-delà des compétitions en skatepark.

« On est dans les débuts du skate féminin, ajoute Marion Desquenne. On a cette chance que pourraient nous envier les garçons. Certains me l'ont dit quand ils ont vu le film : on est à un moment du skate féminin où il y a une forme de fraîcheur, de sororité, de soutien qui s'est un peu émoussé du côté des garçons, car il y a plus de pratiquants, la compétition est forte, dans la rue comme sur les événements. Nous, on est dans une période bénie, très fraîche où l'entraide dépasse la compétition. Un moment de grâce qui n'aura lieu qu'une fois car après, les choses changent. C'est un chouette moment, donc je suis contente d'avoir pu documenter ça. »

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