Barça-Séville, N'Zonzi - Nasri, le coup de la panne

Englué dans une série de cinq matches consécutifs sans victoire, le FC Séville voit ses rêves européens s'éloigner peu à peu. Eliminé par Leicester en Ligue des champions (2-1; 2-0) alors qu'il avait l'occasion d'atteindre les quarts de finale de la compétition pour la deuxième fois de son histoire, le club andalou a également vu l'Atlético Madrid lui passer devant à la différence de buts en Liga, en plus de voir Monchi annoncer son départ du club. Moins fluide que lors de certaines périodes de la saison, le jeu prôné par Jorge Sampaoli repose sur deux pièces vitales que sont Samir Narsri et Steven N'Zonzi. Ces deux éléments semblent, à l'instar de l'équipe, bien moins en forme depuis plusieurs semaines, participant à enrayer la mécanique globale. 

En première partie de saison, le premier était considéré comme une véritable révélation. Capable de briser les lignes par ses passes, prendre le jeu à son compte et imprimer le rythme adéquat au match, Nasri était l'atout numéro un du FC Séville, celui qui faisait la différence lorsqu'il le voulait. Reculé plus bas par Sampaoli, jusqu'à évoluer au poste de numéro 6 avec N'Zonzi, Nasri a livré son pire match de la saison au moment le plus décisif, contre Leicester, le 14 mars dernier. Incapable de faire les bons choix, surpassé par le pressing des opposants, il a conclu sa prestation par une expulsion suite à un coup de tête asséné à Jamie Vardy. La facette négative de Nasri, observable depuis peu à Séville, demeure sa faculté à ralentir le jeu par d'innombrables touches de balles, enrayant la transition offensive de l'équipe. Fort logiquement, le club andalou est moins perfomant sans son meilleur joueur à son top niveau. 

N'Zonzi-Nasri, la base de la fluidité du jeu de Séville

Si le cas de Nasri est inquiétant, celui de Steven Nzonzi l'est tout autant. Doté d'un talent certain afin d'orienter le jeu de son équipe à sa manière, véritable boussole de Séville, le natif de Colombes s'est imposé comme l'un des milieux de terrains les plus décisifs en ce qui concerne l'influence pure sur le jeu de son équipe. Parallèlement à Nasri, N'Zonzi a connu un échec contre Leicester en manquant le penalty qui aurait pu offrir la qualification aux hommes de Sampaoli. Pierre angulaire de Séville, N'Zonzi est le garant de l'équilibre au sein d'une formation portée vers l'avant et qui était dans des dispositions mentales bien plus favorables qu'actuellment. En ce sens, l'élimination face à Leicester a très propablement atténué le moral du groupe. 

Dans un entretien accordé à beIN Sports Espagne le 21 janvier dernier, Jorge Sampaoli avait mis en exergue l'importance du club de placer ces deux joueurs dans des conditions optimales : "L’idée est d’essayer que Samir Nasri veuille jouer tous les matchs, profite de chaque entraînement, soit heureux et nous aide, que N"Zonzi soit un joueur qui construit et non qui détruit. Il serait impossible de jouer d’une autre façon avec des joueurs qui ne sentent pas le jeu comme eux. Nasri va initier le jeu en position centrale alors qu’on l’aimerait à la conclusion, mais il sent et comprend que l’équipe a besoin de lui à cet endroit-là et il a la liberté de le faire. S’il initie le jeu, on sait que cela va déboucher sur quelque chose de bien au final. La communication entre ces deux joueurs génère la fluidité de notre jeu." Aujourd'hui, cette fluidité a disparu et il est vital que Sampaoli parvienne à activer de nouveau la connexion entre les deux joueurs si Séville veut se qualifier directement pour la prochaine Ligue des champions. Dès ce soir au Camp Nou ?

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