Baseball - MLB - La grande histoire des Los Angeles Dodgers, vainqueurs des World Series 2020

L'Equipe.fr
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Les Los Angeles Dodgers ont remporté les World Series, mardi, pour la septième fois de leur histoire. C'est l'une des équipes les plus anciennes de la MLB, une des plus légendaires également. Petit voyage à travers le temps. L'histoire Les Dodgers ont vu le jour en 1884, très loin de Los Angeles. Ils ont en effet d'abord été basés à Brooklyn. Ce fut une des rares franchises du sport US, qui représentaient un quartier et non une ville. Son surnom renvoie aux « Trolley Dodgers », ces piétons qui s'amusaient à zigzaguer entre les tramways qui traversaient à l'époque Brooklyn. L'équipe atteint son apogée à la fin des années 40 et dans les années 50, en jouant six fois les World Series, à chaque fois contre le grand rival voisin, les New York Yankees. Brooklyn sera sacré une fois, en 1955. En 1958, les Dodgers déménagent à Los Angeles, provoquant un véritable traumatisme pour les supporters new-yorkais. Mais, à l'époque, il n'y a pas d'équipe professionnelle en Californie, mais un marché juteux à conquérir. Le choix est gagnant : les Los Angeles Dodgers remportent les World Series en 1959, 1963 et 1965. La suite est plus irrégulière. Mais Los Angeles est de nouveau sacré en 1981 et 1988. Ce dernier titre a marqué les esprits. Les Dodgers affrontaient les Oakland Athletics en finale, une véritable « Dream Team » avant l'heure. Promis à une correction, LA avait finalement puni son adversaire en seulement cinq matches. Depuis cette date, et jusqu'à mardi dernier, les Dodgers n'avaient plus été champions. Les légendes Jackie Robinson
En 1947, Jackie Robinson est devenu le premier joueur noir à évoluer en MLB, depuis que la ségrégation raciale sévit dans le Championnat de baseball (en 1887). Au-delà du symbole qu'il a représenté, Robinson fut une vraie vedette sportive. Il fut désigné meilleur rookie en 1947 et surtout MVP de la Ligue nationale deux ans plus tard. Il aida les Dodgers à être champions en 1955 contre les New York Yankees. Sandy Koufax
Sandy Koufax joua seulement 12 ans en MLB et ne fut un lanceur majeur des Dodgers que durant six saisons. Mais quelles saisons ! A trois reprises, il gagna au moins 25 matches dans un Championnat. Koufax réalisa également quatre no-hitters et un match parfait. Il fut un des principaux artisans des titres gagnés par Los Angeles en 1963 et 1965. Koufax fut élu trois fois meilleur lanceur de la Ligue nationale et une fois MVP. Tommy Lasorda
Tommy Lasorda entraîna les Dodgers de la toute fin de saison 1976 jusqu'au milieu du Championnat 1996. Un dévouement de 20 ans récompensé par deux titres de champions (en 1981, soit 16 ans après le dernier sacre de Los Angeles, et 1988) et deux couronnes d'entraîneur de l'année. Personnage charismatique, il était également connu pour ses coups de gueule et ses nombreuses apparitions comme guest star dans des séries TV.

Fernando Valenzuela
Le Mexicain Fernando Valenzuela fut un phénomène à LA dans les années 80. Rondouillard, peu porté sur la condition physique que doit posséder un sportif professionnel, il n'en fut pas moins un excellent lanceur. En 1981, année où il débuta sa carrière, il aida les Dodgers à être champions et fut élu meilleur rookie et meilleur lanceur de la Ligue nationale. L'engouement qu'il suscita fut appelé la « Fernandomania ». Orel Hershiser
Orel Hershiser ne fut pas épargné par les blessures dans sa carrière et fut également irrégulier. Mais en 1988, il brilla de milles feux et emmena les Dodgers vers le titre de champion. Cette année-là, Hershiser aligna 59 manches d'affilée sans encaisser de point (ce qui constitue toujours un record en MLB). Il fut aussi élu meilleur lanceur de la Ligue nationale, meilleur joueur de la finale de ligue et meilleur joueur des World Series.

Les Dodgers de 2020 Ces dernières années, les Los Angeles Dodgers étaient devenus des habitués des play-offs, mais sans jamais pouvoir conclure. En 2017, LA avait joué les World Series, mais cédé lors de l'ultime rencontre contre les Houston Astros. Rebelote en 2018, où, cette fois, les Boston Red Sox étaient beaucoup trop forts. En 2020, dans une saison plombée par la pandémie de coronavirus (60 matches de saison régulière au lieu des 162 réglementaires), les Dodgers ont d'abord dominé la MLB, en récoltant 43 victoires. Puis, en play-offs, ils se sont débarrassés de Milwaukee et San Diego, avant de livrer une belle bataille en sept matches contre Atlanta. Los Angeles a commencé ses World Series par une nette victoire sur Tampa Bay (8-3). Puis ils ont subi la loi de leur adversaire (6-4) dans le match 2. Avant de dominer à nouveau les Rays (6-2). Les Dodgers auraient pu creuser l'écart, mais ont lâché le match 4 (8-7) sur deux grosses fautes de défense. Deux autres victoires (4-2, 3-1) leur ont finalement permis d'être enfin champions. Cette saison, les stars de l'équipe étaient Mookie Betts, arrivé en début d'année, via un contrat de 356 millions de dollars, des Boston Red Sox, où il avait gagné les World Series 2018, Cody Bellinger, qui fut le MVP de la Ligue nationale la saison dernière, Clayton Kershaw, un des meilleurs lanceurs de la MLB depuis près de 10 ans, ou encore Corey Seager, le meilleur batteur de l'équipe, qui a été désigné MVP des World Series 2020.

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