Basket - Asvel - Paul Lacombe (Asvel) en son cocon

L'Equipe.fr
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Revenu dans son club de coeur, l'arrière international Paul Lacombe retrouve peu à peu ses sensations. Ce fut comme une apparition. Un flash. Six minutes de pur instinct où Paul Lacombe semblait flotter sur le terrain. Entré en deuxième quart contre le Partizan Belgrade, vendredi de la semaine dernière, l'arrière de l'Asvel (1,98 m ; 30 ans) a enchaîné six passes décisives en autant de possessions, fluidifiant le jeu des siens et pavant la voie, avant le festival de Norris Cole dans le money-time, de leur neuvième victoire en Euroligue (81-78). C'est pour cela que l'Asvel, après Kahudi ou Diot, a misé sur l'international (27 capes) pour ces quatre prochaines saisons, arrachant le médaillé de bronze mondial à Monaco. « Il s'inscrit dans ce projet d'attirer les meilleurs Français, et en plus il est d'ici (natif de Vénissieux) », souligne l'entraîneur, TJ Parker. « Les années où il y avait beaucoup de Français, à Monaco, Strasbourg, maintenant l'Asvel, ont été mes meilleures hors terrain », sourit le joueur. « C'est plus facile. Des amitiés se nouent, on est soudés... Le projet qu'a monté l'Asvel de ce point de vue, chez les pros comme pour la formation, est exceptionnel. » lire aussi L'Asvel soigne sa French Touch Pourtant, Lacombe connaît une saison contrastée, où les hauts et les bas, une deuxième infection au Covid puis une blessure, ont instillé le doute. « Ça faisait longtemps que je voulais revenir. Alors, c'était dur, admet-il. Je me blesse au moment où je commence à trouver ma place, les cartes sont redistribuées. Je n'étais pas bon, on ne gagnait pas, et je n'avais pas la Jeep Élite pour me relancer. Je ne m'y retrouvais que par petites éclaircies. Pendant un moment, j'avais même le sentiment de ne plus être dans les plans. » Le déclic avant Vitoria Un temps placé dans un rôle de meneur qui ne lui a pas réussi, loin, statistiquement, de son année référence à Monaco en 2019 (11,8 points, 5,4 rebonds, 3,5 passes en Jeep Élite, contre 7,7 points en 7 matches cette saison, et seulement 2,6 points, 2,1 rebonds en 12 minutes en Euroligue), « mais dans un effectif large où mon rôle est différent », rappelle-t-il. lire aussi Toute l'actu basket Le joueur s'accroche. Et alors que le staff cherche toujours la formule, avant le match remporté contre Vitoria le 27 janvier (83-77), il est convoqué. « Une grosse discussion. J'ai reçu un message fort. Ils m'ont dit qu'ils avaient confiance. » Ils le placent devant ses responsabilités. « On a fait un gros choix avec Freddy (Fauthoux, son assistant), raconte Parker. Faire jouer nos Français à la place d'Allerik Freeman (depuis coupé), qui n'arrivait à se fondre dans le basket que l'on prône, où la balle doit bouger, ne jamais être gelée. » Lacombe récupère depuis des minutes et de la confiance. Il cherche désormais à capitaliser, et enfin prendre du plaisir. Chez lui. « Même si j'espérais pouvoir jouer devant ma famille, mes amis, et que ce n'est pas possible, dit-il, je commence à redevenir moi-même, et le soleil semble enfin s'être levé sur ma saison. »