Basket - Bleues - « On savait que ce serait délicat », explique Garnier après le revers contre l'Espagne

La sélectionneuse Valérie Garnier s'attendait à un match difficile en Espagne (défaite 61-72 jeudi). Mais était très déçue du manque de dureté affiché par ses Bleues, qu'elle appelle à la révolte pour la revanche de samedi, à Paris. Valérie Garnier (sélectionneuse de l'équipe de France), après la défaite contre l'Espagne (72-61) : « On est tombées sur une équipe dure, très intense défensivement. Elles ont fait preuve d'une telle agressivité qu'elles ont marqué 27 points sur des double-pas qu'elles sont simplement allées poser au cercle. On n'a pas su répondre, être assez dures. On a demandé des choses, mais on a continué à subir. On avait demandé à faire certaines fautes. Et derrière, on perd aussi 23 ballons. Il est compliqué dans ces conditions de remporter un match de ce niveau. On savait que ce serait délicat, ce retour à la compétition après dix jours, à un horaire particulier. Mais cela nous remet dans le vif du sujet, dans le chemin qu'on a encore à faire pour ce qui nous attend. Ce qu'on vit est inédit, mais il faut réagir, on savait que ça allait être comme ça. Il faut s'y adapter et trouver des solutions pour dans deux jours, présenter un autre basket en défense. On ne peut pas laisser des adversaires venir déposer la balle dans l'arceau, même si c'est une spécialité espagnole de franchir les lignes. Concernant Marine Fauthoux, dans le cinq, elle n'avait pas fait de compétition depuis longtemps. Elle a eu un long moment sur le terrain. Maintenant, elle doit s'adapter au niveau proposé. Elle s'est arrêtée au Championnat de France. Elle a fait quelques matches de préparation, mais après elle s'est arrêtée un mois, revient et soudain doit jouer meneuse titulaire contre l'Espagne... Il y avait des choses bien, mais aussi des choses à ajuster. » Endy Miyem (intérieure des Bleues) : « Ce n'est pas évident de reprendre direct contre l'Espagne. C'est intense, après quatre entraînements et un voyage dans les pattes. Mais on savait que ce serait compliqué. Malgré tout, on n'a pas été très rigoureuses sur certaines consignes qu'on nous avait données, qu'on n'a pas su respecter. Il faudra progresser là-dessus. Il faut une prise de conscience sérieuse. Dès qu'on nous a mis de la pression, notamment dans le dernier quart où on a du mal offensivement, on est un peu pressées, on cherche à aller trop vite, et on tombe dans le panneau, et le jeu que l'Espagne veut nous forcer à jouer. C'est dans ces moments qu'il faut réussir à se calmer, faire les choses comme il faut, se démarquer dans les bons espaces, et jouer le basket qu'on a envie de dérouler. Psychologiquement, repartir après déjà un Euro, ce n'est pas évident, c'est bizarre, inédit, particulier, mais on le savait, on avance. On apprend sur le tas. On a des choses à aller chercher. Il ne faut pas qu'on s'en serve comme excuse. »

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