Basket - Euro 2022 - Isaïa Cordinier : «Représenter mon pays au plus haut niveau»

L'Equipe.fr
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Même s'il joue à un poste embouteillé chez les Bleus, le Nanterrien Isaïa Cordinier, convoqué cette semaine en équipe de France, compte jouer sa carte à fond en vue d'une échéance olympique qui le fait rêver.

« Ce tournoi de qualification pour l'Euro 2022, cette semaine à Pau, est votre seconde fenêtre internationale avec les Bleus. Comment se passe le rassemblement ?
Avec peu d'entraînements, c'est plus compliqué. Mais pas mal de joueurs, ici, ont l'habitude de se retrouver dans ces conditions. Le plus important est de créer une cohésion, un bloc solide, qui parte de la défense pour créer ensuite du liant en attaque, en restant ensemble. Pour moi, qui n'ai que deux sélections, c'est toujours un honneur, je veux apporter ce que je sais faire, être meilleur que la première fois. Il me tient à coeur d'apporter plus, de montrer que j'ai progressé, sans tomber dans le piège de vouloir en faire trop. Je sais qu'il y a des attentes autour de moi et il est important que j'élève mon niveau de jeu. Mais je donnerai ce que le coach me demande, le plus important restant d'empocher les deux victoires.

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Vous suscitiez les convoitises à l'intersaison. Qu'est-ce qui vous a convaincu de rester à Nanterre ?
Avec la crise sanitaire, la situation a tout de même été indécise tout l'été. A Nanterre, j'avais des responsabilités, un projet. On s'entend bien avec Pascal (Donnadieu, l'entraîneur, également adjoint en équipe de France). C'est comme une deuxième maison maintenant, pour moi. Et puis ça marche, on gagne, et je suis performant, donc il faut continuer. Nous sommes dans une situation où l'on ne peut pas se projeter.

Sur quoi estimez-vous encore devoir vous améliorer d'un point de vue basket ?
Sur la lecture de jeu. Je veux mettre plus de gros tirs, être plus adroit. Je suis déjà un bon défenseur, mais j'aimerais être capable d'être bon, en même temps, des deux côtés du terrain, sur des séquences plus longues. Je pense en être capable, mais il y a du travail sur ces points. Cela pourrait me faire passer un cap.

Votre jeune carrière (1,96 m, 23 ans) a été perturbée par des blessures, notamment aux genoux. En gardez-vous des séquelles ? Cela vous contraint-il à prendre certaines précautions ?
J'ai l'air d'avoir des séquelles (il rit) ? Cela a été le meilleur choix de ma carrière de m'arrêter. On voit que ç'a payé. Après, oui, j'ai des routines au quotidien. Cette période difficile m'a appris sur moi et mon corps, et ce que je dois faire pour le préparer au plus haut niveau.

Votre poste d'arrière est embouteillé en équipe de France (Evan Fournier, Nando De Colo...). Rêvez-vous néanmoins des Jeux Olympiques ?
Le fait d'avoir fait ma première campagne en février donne envie de goûter aux grandes compétitions, aux Coupes du monde, aux Euros, aux JO... Le chemin est long, mais j'espère pouvoir un jour représenter mon pays au plus haut niveau. C'est mon ambition en tout cas.

Parlez-vous beaucoup du maillot bleu avec votre père (ancien international de handball) ?
Bien sûr. Au début, c'était surtout beaucoup de fierté pour mes parents, et ça rappelait des souvenirs. J'essaie de le chambrer, mais il a 72 sélections (de 1993 à 1999), j'ai du chemin à faire pour le rejoindre. Il a eu une médaille en chocolat aux JO (4e place à Atlanta en 1996). Il m'a dit de le venger, j'espère qu'un jour, j'en aurai l'opportunité. »