Basket - Euroligue - Euroligue : le budget du CSKA Moscou sera « sérieusement réduit »

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Touchés par la crise économique, les principaux clubs européens retardent leur recrutement, attendant de savoir à quels montants ils pourront s'engager sur de nouveaux contrats, selon le président du CSKA. La crise économique causée par la Covid-19 va fatalement avoir de fortes répercussions sur les finances des grands clubs européens la saison prochaine. Mi-avril, Alper Yilmaz, le directeur général de l'Anadolu Efes Istanbul, finaliste de l'Euroligue en 2019 et leader de la saison régulière en 2020, annonçait dans une visioconférence que le budget du club pourrait baisser « de 30 à 40 % » en 2020-2021. Un mois plus tard, Andrei Vatutin, le président du CSKA Moscou, tenant du titre de l'Euroligue, a annoncé à son tour que celui du club russe serait « sérieusement réduit ». « L'un des problèmes principaux est la perte totale de recettes. Il n'y a plus de matches, plus de diffusion et donc de droits télé, plus de billets ni de produits dérivés à vendre. Un certain nombre de sponsors nous ont déjà prévenus qu'ils ne pourront pas poursuivre leur collaboration avec nous », explique Vatutin dans un entretien à la chaîne Russie 24. Le CSKA Moscou a notamment pour sponsor la compagnie russe Aeroflot, impactée par la réduction drastique du trafic aérien. Le CSKA est cette saison l'un des trois clubs de l'Euroligue avec le FC Barcelone et le Real Madrid, entités dont sa situation diffère en raison de leur adossement à de puissantes équipes de football, à avoir un budget franchissant - de peu - les 40 millions d'euros (celui du seul club français engagé, l'Asvel, se chiffre à 11,5 M€). La part de la masse salariale y atteint le plafond autorisé, 65 %, soit environ 26 millions d'Euros, avec 17 joueurs sous contrat et des éléments comme le Grec Kostas Koufos (723 matches en NBA) et les Américains Will Clyburn (MVP du Final 4 en 2019) et Mike James (top scoreur de l'Euroligue en 2019) touchant plus d'un million de dollars par saison. « Nous concernant, je ne veux pas être catastrophiste non plus, parce qu'en fait toutes les équipes européennes dont dans une position similaire. Aucune ne signe de contrats pour le moment, il n'y a aucune activité sur le marché des transferts, parce que les clubs les plus importants en sont encore à essayer de caler une jauge pour ces futurs contrats », ajoute Vatutin, qui avait estimé il y a un mois les pertes engendrées, en partie, par la pandémie à 5,5 millions d'euros. Mais depuis, l'Euroligue n'a pas pu confirmer qu'elle pourrait finir la saison 2019-2020 en juillet comme elle le souhaitait.

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