Basket - Euroligue (H) - Euroligue : L'Asvel logiquement battue à Barcelone

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Les Villeurbannais ont été logiquement battus sur le parquet de Barcelone (67-80), ils n'ont pas démérité, mais ont été mal équilibrés dans leur jeu offensif, et ont perdu trop de ballons. En déplacement sur le terrain du Barça, deuxième d'Euroligue, mardi soir, l'Asvel n'a pas fait de miracle et s'est logiquement inclinée mais pas sans combattre (67-80). On peut même dire que les Villeurbanais, sans Antoine Diot, sont bien entrés dans leur match au Palau Blaugrana. Dès le début de la partie, comme prévu, Nikola Mirotic, arme fatale du Barça était vite mis en action par ses coéquipiers, et posait des soucis à la défense villeurbannaise. Mais de son côté l'Asvel se montrait plutôt entreprenante, et pouvait compter avec le culot et l'impact d'un Theo Maledon très vite à l'aise. Le jeune meneur villeurbannais était bien à la manoeuvre, et surtout, dans une équipe qui était en échec dans le jeu intérieur, à l'image d'un Tonye Jekiri qui n'avait pas inscrit un seul point à la pause, ouvrait des solutions derrière la ligne primée. Alors que Mirotic et Cory Higgins agressaient la défense villeubannaise pour donner l'avantage aux Catalans (10-5, 3e), Jordan Taylor puis le duo Theo Maledon (2/2) - David Lighty (2/2) allumaient des mèches primées qui permettaient à l'Asvel pas perdre trop de terrain. À 5/7 à la fin du premier quart (71,4% de réussite primée), les hommes de Zvezdan Mitrovic pouvaient s'estimer heureux d'avoir de l'adresse extérieure, car ils étaient toujours dans la foulée du Barça (22-19,10e). Mais ils avaient lâché trop de balles (6), et souffraient à trouver des menaces sous le cercle, ce qui ne présageait rien de bon. Alors que Barcelone faisait un petit break (27-21, 12e), ce sont encore deux tirs primés de Richard Lomazs qui ramenaient l'Asvel à hauteur (27-27, 13e). Mais les faiblesses intérieures, un rebond pas assez conquérant et encore une tripotée de balles perdues (12 à la mi-temps), laissaient du champ aux Catalans ; qui par Pierre Oriola, Abrines, et un Higgins infernal passaient un 9-0 au club de Tony Parker (38-27, 18e). Malgré un tir au buzzer de Jordan Taylor, et un Maledon qui avait fait le boulot (8 pts, 3 passes, 2 rbds), l'Asvel glissait à dix points d'écart au repos (38-48). Comme ça lui arrive assez régulièrement, l'Asvel avait du mal à se jeter dans le troisième quart. L'activité d'Alex Abrines, le jeu mieux posé des Catalans et le manque d'agressivité des Villeurbannais qui ne tiraient que très peu de lancers (2/5 seulement à la fin du troisième quart) laissaient les hommes de Mitrovic trop dépourvus de solutions pour peser sur le jeu. Tout ça faisait le régal du Barça qui s'envolait (58-41, 25e). C'est un très percutant David Lighty (13 pts à la fin du quart) qui sonnait la révolte, entraînant avec lui Charles Kahudi (12 pts). Dans le sillage de ses deux hommes forts, l'Asvel, qui a le tempérament d'une équipe qui n'abdique jamais, reprenait du terrain sur le Barça (63-56,30 ème) , ce qui agaçait prodigieusement Svetislav Pesic, le coach des Catalans. Signe de la fébrilité barcelonaise, Nikola Mirotic se prenait un ballon en pleine tête, dès les premières actions du dernier quart. Edwin Jackson, pas très heureux jusque là, rapprochait encore l'Asvel de son ex-club (65-58, 32e). Mais les fautes pleuvaient et l'Asvel abordait le money time avec Maledon, Taylor et Noua à quatre fautes. Dommage, car son engagement défensif avait posé problème aux Barcelonais, qui butaient sur les changements de défense orchestrés par Mitrovic. A cinq minutes de la fin, l'attaque barcelonaise qui avait scoré quarante-huit points au premier acte n'en était qu'à dix neuf points marqués (67-58, 35e). Mais, le Barça restait agressif et trouvait sa récompense sur la ligne des lancers francs. Quand Brandon Davies provoquait la quatrième faute de Jekiri, Barcelone s'était déjà redonné de l'air (73-58, 37e). L'Asvel n'était plus en état de grâce à trois points, et un tir primé d'Abrines enfonçait le clou (76-60, 38e). Les Villeurbanais s'inclinent logiquement (80-67) chez une équipe du top 3 d'Euroligue, où il était illusoire de rêver mieux en ayant lâché vingt et une balles.

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