Basket - Jeep Élite - Elric Delord (Le Mans): «C'est fantastique!»

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L'entraîneur du Mans, Elric Delord, premier tombeur de l'Asvel cette saison en Championnat (85-74), était aux anges après l'exploit du MSB. « C'est la cinquième victoire d'affilée du Mans, cette fois contre le leader invaincu... C'est fantastique, on peut être vraiment fiers. J'ai aimé l'état d'esprit que j'ai vu dans le vestiaire après la rencontre. Un joueur a dit aux autres : « Il faut voir ce match comme un jour normal au bureau ». C'est-à-dire qu'il faut vite passer à la suite. C'est bien, mais demain on repart. On va à Pau vendredi et c'est le plus important. J'apprécie que les joueurs aient compris cela. Qu'est-ce qui a fait la différence dans cette rencontre ? Dans le combat et la volonté, je savais qu'on serait présents, vu la qualité de l'adversaire. Les joueurs ont été appliqués dans ce qu'on voulait faire. La clé était de ne pas connaître de trop gros creux. L'Asvel a l'habitude de mettre de gros éclats sur les troisièmes quarts-temps. Ils retrouvent des ressources au retour des vestiaires. J'ai averti mes joueurs, car à l'inverse, nous avions tendance non pas à être à la rue à ce moment, mais à baisser dans la concentration et l'intensité. Là, on a réussi à maintenir le niveau sur quarante minutes. Vous connaissez très bien l'Asvel, ses systèmes de jeu, son coach, pour y avoir été assistant six ans et y avoir remporté deux titres, en 2016 puis l'an passé au côté de Zvezdan Mitrovic. A quel point cela a-t-il joué sur ce match ? Il est vrai que je connais bien l'Asvel, mais... tous les staffs de Jeep Elite connaissent cette équipe et ses joueurs par coeur. Ils sont pour la plupart dans l'élite depuis des années. Je ne pense pas que cela soit un aussi gros avantage qu'on peut le dire. Au final, c'est juste très difficile de les jouer (il rit). D'autres équipes étaient passées près de les battre avant nous, Bourg (82-85), Roanne (69-73), Strasbourg (88-89). Ce qu'ils font cette saison, entre l'Euroligue et le Championnat, est réellement exceptionnel. Je ne suis pas sûr que l'on s'en rende tout à fait compte. Pour réussir à les battre, il fallait réussir à nous élever. Vous avez pu compter sur une doublette Antoine Eïto (17 points dont 11 dans le seul troisième quart, 4/9 à 3 points, 3 passes) - Cliff Alexander (21 points, 10 sur 11 au tir) particulièrement en forme... Cela faisait partie du plan de servir beaucoup Cliff, oui. On a des shooteurs un peu partout. On a analysé la défense de l'Asvel, et on était persuadés qu'en attaquant de manière précise, sur les sorties d'écran et le pick and roll, on pourrait le trouver. Tant mieux. Quant à Antoine, il a fait un grand match. Il faut rappeler qu'après Cholet (victoire du Mans 81-75), il était vertement critiqué. C'est un mec qui travaille, s'investit et comprend tout. Même s'il ne noircit pas, tout le temps, toutes les cases de la feuille de stats, il est toujours essentiel, comme au Portel ou à Orléans, où il crée les décalages dans les moments décisifs. Je suis heureux qu'il soit récompensé par ce gros match. C'est un joueur qui donne tout pour le maillot.

Cela vous fait quoi, personnellement, d'être dans cette situation aujourd'hui, avec cinq victoires d'affilée et la Leaders Cup toujours à portée, à la tête d'une équipe retrouvée ? C'est la beauté de ce métier. Vivre ce genre de choses. Travailler, préparer, jouer, recommencer. C'est un peu frustrant, car tu n'as pas le temps de faire la fête, de célébrer ce genre de victoire. Mais j'aime ça. Demain je ne penserai qu'à Pau (où Le Mans se déplace vendredi). » Zvezdan Mitrovic : « Heureux pour Elric » Après la défaite, l'entraîneur de l'Asvel Zvezdan Mitrovic a tenu à saluer la performance de son ancien assistant. « Je ne suis pas heureux qu'on ait perdu, mais je tiens à féliciter Elric. Je suis heureux pour lui. On a travaillé beaucoup ensemble et il m'a énormément aidé dans le passé. Sur ce match, on a fait ce qu'on a pu, mais j'ai vite compris, dans le langage corporel qui se dégageait de nous, dans notre manière de courir, de défendre, d'aller chercher les rebonds, qu'on n'était pas dans les bonnes dispositions. C'est dur de répéter les mêmes efforts à tous les matches quand tu enchaînes autant que nous avec l'Euroligue. On est tombés dans des choses individualistes dont nous ne sommes pas coutumiers. De son côté, Le Mans a déployé une grosse énergie dans tous les secteurs, pendant tout le match. Cela a fait la différence. »

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