Basket - Jeep Élite - Jeep Élite : battu par Boulogne-Levallois, l'Asvel nage en eaux troubles

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Battu et rejoint en tête du classement, Villeurbanne est aussi agité par des tensions en interne. Critique envers son coach, Edwin Jackson a été laissé de côté dimanche. Qu'elle a été longue, cette dernière minute. La défaite face à Boulogne-Levallois acceptée, une première cette saison à l'Astroballe en Jeep Élite, les supporters remontaient les escaliers, prêts à repartir. Mais leur marche a été interrompue par la deuxième faute technique du jour infligée à Zvezdan Mitrovic, le coach, expulsé pour la troisième fois en 2020, et qui avait encore beaucoup à dire aux arbitres avant de quitter le terrain. Jeep Élite : rien ne va plus pour l'Asvel Cinq secondes à jouer, trois lancers réussis par James Artis pour les visiteurs (69-79), un dernier système bien cafouillé, et terminée la longue après-midi des Villeurbannais, imprécis (6/27 à 3 points), en manque de jus pour leur quatrième match en huit jours et rejoints en tête du Championnat par Monaco et Dijon. Une dernière minute à rallonge donc. Sauf pour Edwin Jackson. L'arrière faisait la couverture du fascicule de match distribué aux spectateurs, mais c'était le seul moyen de le voir dimanche, puisqu'il était absent. Une demande du club, après la lecture du Progrès du matin.

Dans le journal local, Jackson étalait son mal-être. «Je ne suis pas revenu à l'Asvel pour y jouer cinq minutes par match, y affirme notamment l'international français (30 ans, 54 sélections). Pour moi, ça ne peut pas continuer comme ça.» Ou encore : «Notre jeu d'attaque est vraiment très difficile à regarder. Nous avons la pire attaque de l'Euroligue (74,4 points par match, 16e attaque sur 18), et ce que nous proposons offensivement est loin du compte. Cela me choque que cela ne choque personne. Je suis un peu dépassé par les événements. Je ne remets rien en cause [...]. Je ne comprends pas pourquoi les temps de jeu ont changé de façon drastique depuis le début de saison.» Gaëtan Müller, président délégué de l'Asvel «On règlera ça en famille rapidement» Ces critiques passent moyen, surtout venant d'un joueur dont le niveau actuel ne colle pas au CV. Référencé en Euroligue (5e saison à ce niveau), meilleur marqueur de Pro A (18,2 points de moyenne en 2013-2014) et du Championnat espagnol (21,3 points en 2016-2017), il était vu comme le fils prodigue de retour, l'été dernier, avec un contrat de quatre ans. Mais sa saison vire à la galère. Grippé en décembre, souffrant régulièrement d'un genou, mis au repos contre son gré, déjà, en novembre, il a manqué une dizaine de matches. Et quand il est présent, l'adresse insolente qu'il affiche à l'échauffement s'évapore ensuite (10% à 3 points en Euroligue !). Le mal-être est profond mais la manière de l'exprimer a fait tiquer. «Le problème, souffle le président délégué, Gaëtan Müller, c'est que ça sorte le jour du match. Ce n'est pas agréable, ni pour le coach ni pour les coéquipiers. C'est pourquoi le coach a voulu essayer d'évacuer au maximum la pression et tous ces dires. Mais on réglera ça en famille rapidement.» Avec quelle(s) sanction(s) ? «Tout est possible», répond Müller, qui souligne que «personne n'est au-dessus du club». La venue du patron Tony Parker, dans le courant de la semaine, permettra de lancer «une réflexion tranquille, de manière plus globale et pas seulement sur cette sortie de presse», promet-il. Edwin Jackson : «Cela ne peut pas continuer comme ça» Pendant ce temps, Antoine Diot était assis au premier rang des tribunes, dimanche, derrière le banc de touche. Le meneur (31 ans), qui n'a quasiment pas joué les deux saisons précédant son arrivée à l'Asvel, était au repos, comme souvent ces dernières semaines. À Chalon-sur-Saône, demain, il pourrait retrouver les terrains, un peu, selon la politique d'équilibre de temps de jeu de Zvezdan Mitrovic, qui ne plaît apparemment pas à tout le monde.

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