Basket - Jeep Élite - Paul Lacombe : « Je veux mon titre avec l'Asvel »

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L'arrière international Paul Lacombe (1,95 m, 31 ans), champion avec l'Asvel en 2009 lors de sa première année pro, veut enfin décrocher, après six finales perdues d'affilée en Championnat de France, un nouveau sacre national, samedi (13h35) contre Dijon. « Que pensez-vous du visage affiché lors de la demi-finale remportée 83-67 contre Strasbourg compte tenu des absences qui ont diminué votre équipe ?
On a fait un gros match, suivi les consignes, et on a su toujours rester dans l'intensité. Strasbourg et Dijon, qu'on retrouve en finale, sont deux équipes qui, offensivement, restent ancrées dans leurs systèmes de jeu, qui jouent jusqu'au bout. Si on est dans le plan de jeu, qu'on met l'intensité, on sait qu'on est capables de leur poser des problèmes. On sait ce qu'on a à faire. En cas de victoire, l'Asvel, déjà le club le plus titré de l'histoire du Championnat, décrocherait une vingtième couronne. Est-ce que cette composante historique joue un rôle ou affecte votre préparation ?
Je suis un gamin de l'Asvel, formé ici, un enfant de Lyon, donc forcément, il y a quelque chose, de l'émotion... Mais au-delà des considérations personnelles, aller au bout, cela serait une manière d'aider ce club à grandir encore, d'apporter ma pierre à l'édifice, à l'histoire du club. Ce serait simplement exceptionnel. lire aussi TJ Parker : « Cette équipe mérite d'être là » Vous aviez dominé Dijon en finale de la Coupe de France (77-61 le 24 avril). À quoi vous attendez-vous en finale ?
À une équipe revancharde. On les connaît, la France les connaît. On les joue beaucoup ces dernières années, on aura disputé, contre eux, les trois dernières finales nationales. Il faudra jouer dur et surtout ne pas attendre, car eux se connaissent parfaitement et seront présents dans l'engagement. À nous de répondre d'entrée, d'aller chercher les rebonds, de mettre l'intensité. Ce sera primordial. « Cela nous a fait du bien de remporter la demi-finale en jouant à huit. On entendait des choses, qu'il manquait les meilleurs joueurs... Mais on a fait le boulot » Vous avez connu quelques désillusions ces dernières années à ce stade de la compétition (défaites en finale avec Strasbourg de 2014 à 2017, puis en 2018 et 2019 avec Monaco). Cela peut-il vous tourner dans la tête à l'approche du rendez-vous ?
Ce qui me rassure, c'est que je suis dans un club qui m'a battu deux fois, et que beaucoup des joueurs qui l'avaient fait sont désormais mes coéquipiers (il éclate de rire). Honnêtement, j'aborde ce match comme les autres, avec le même sentiment que je pouvais avoir avant la finale de la Coupe de France. Il y a désormais un vécu, un passif entre ces deux équipes, à la manière de ce qu'il y a eu les années précédentes entre l'Asvel et Monaco. Cela nous a fait du bien de remporter la demi-finale en jouant à huit. On entendait des choses, qu'il manquait les meilleurs joueurs... Mais on a fait le boulot, il n'y avait pas plus d'euphorie que ça. Je nous sens tous dans une bulle, en mission et concentrés sur l'objectif. Je me nourris de cette concentration collective. On est tous tournés vers la même chose. Ce qui s'est passé s'est passé, mais maintenant, on regarde vers l'avenir. Vous aviez remporté le titre en 2009 lors de votre première saison pro, avec l'Asvel. Celui-là aurait une autre valeur ?
Il aurait une tout autre signification, forcément. En 2009, je venais d'arriver dans le groupe. Je ne sais pas comment nos jeunes, Elwin (Ndjock), Kymany (Houinsou), Victor (Diallo), ressentiront ce sacre si on le décroche. J'étais à leur place. Mais maintenant, je veux mon titre avec l'Asvel. » lire aussi L'Asvel en veut encore

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