Basket - Jeep Élite - Antoine Eito, vice-président du Syndicat national des basketteurs : « C'est du jamais-vu »

L'Equipe.fr
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Vice-président du Syndicat national des basketteurs (SNB) et capitaine du Mans, Antoine Eito s'attend à un rythme infernal pour la fin de saison. « Quelle était la position du syndicat des joueurs le 22 février, au moment d'acter la reprise de la Jeep Élite ?
On est tous dans le même bateau et il faut trouver des solutions pour que le basket perdure. Le SNB a toujours été mis au courant des plans de reprise, cela s'est fait en toute transparence et c'était important. Aujourd'hui, les joueurs sont prêts à jouer un maximum de matches. Une fin de saison aussi intense, c'est inédit en Jeep Élite ?
Avec Le Mans, on va avoir quatre déplacements aux quatre coins de la France en huit jours (du 4 au 12 mai), c'est du jamais-vu. Ce sera comme pour une équipe d'Euroligue : des entraînements les veilles de match et beaucoup de récupération pour pouvoir enchaîner. Jouer autant de matches en trois mois, qu'est-ce que ça change dans une équipe ?
En comptant Alain (Koffi) qui a un souci au pied, il y a onze joueurs pros au MSB et j'essaie d'insister sur le rôle de chacun. Bien sûr, il y aura toujours une hiérarchie mais c'est très important que tout le monde soit présent physiquement et mentalement. D'habitude, avec un match par semaine, si un remplaçant est en difficulté, tu peux donner trente minutes de jeu au titulaire. Mais là, ce sera infaisable, sinon il y aura de la casse. Justement, ne fallait-il pas revoir la taille maximale des effectifs pour faire face ?
En tant que joueur, je pourrais dire que c'est une super idée. Mais je le dis en mon nom propre, pas au nom du SNB, c'est un peu dérangeant de voir autant de recrues avec aussi peu de visibilité économique. J'ai fait mes comptes et cette saison, il y a eu 36 joueurs ajoutés aux effectifs, hors jokers médicaux. Si demain il y a un confinement, il faudra payer ces mecs. Avec Orléans, Le Mans est le seul club à n'avoir signé personne. Quand il y a des problèmes économiques, on peut s'appuyer sur les centres de formation. Je peux comprendre la course à l'armement sur une année normale, mais quand il n'y a plus de billetterie et qu'il y a des déficits, c'est curieux. »