Basket - Jeep Elite - Jeep Elite : Monaco bat Nanterre et passe le cap d'une année d'invincibilité à domicile

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L'AS Monaco a passé dimanche le cap d'une année d'invincibilité à domicile en Championnat, enfonçant un peu plus Nanterre dans la déprime. Pendant que les Alpes-Maritimes constataient les ravages causés par les précipitations historiques qui ont noyé le sud-est du pays dans la nuit, les Monégasques se sont réfugiés au chaud dimanche après-midi, sous les voûtes austères mais sécurisantes de Louis-II, dans une arène imperméable depuis plus d'un an à toutes les attaques de France. Depuis la défaite contre Levallois le 17 novembre 2018, la « Roca Team » n'a en effet plus perdu sur ses terres en Championnat, play-offs et finale compris. Contre Nanterre (79-69), elle a ainsi validé plus de 365 jours d'invincibilité devant son public.

Pour y parvenir, le club du Rocher a profité du manque de densité des Franciliens dans le secteur intérieur pour les ­écraser au rebond (44 à 22), Dee Bost (21 points) et Anthony Clemmons (17) se chargeant ensuite de s'engouffrer dans les pores d'une défense bien trop fragile. Un duel à sens unique où l'écart final (10 points) ne traduit pas la domination des locaux, bousculés seulement au retour des vestiaires pendant trois minutes montre en main. Norris Cole, l'ancien meneur du Miami Heat, titularisé pour la première fois, a ainsi pu gentiment prendre ses marques (7 points, 5 passes). Déjà qualifiée pour le Top 16 en Eurocoupe, installée sur le podium en Jeep Élite, meilleure défense du Championnat et de loin (68 points encaissés par match en moyenne), l'ASM ne se satisfait pas pour autant de tous ces jolis constats de novembre. « On manque encore de constance : contre les meilleures équipes, ça peut être un problème », a prévenu le précieux intérieur Wilfried Yeguete au micro de RMC Sport 2, ce qui en dit long sur les ambitions du groupe. Pascal Donnadieu rêve de fixer le même niveau d'exigence pour ses ouailles, mais la situation actuelle de Nanterre ne le permet pas. « Si je vous confiais toutes les choses qui m'inquiètent en ce moment, nous y passerions la nuit », confiait le coach francilien il y a quelques jours, désabusé mais lucide face au début de saison complètement raté de son équipe. Sans leader, Nanterre a perdu ses cinq derniers duels en Jeep Élite et n'arrive plus à sortir de la zone rouge. Jeep Elite : Monaco maintient la tête de Nanterre sous l'eau La belle victoire obtenue mercredi sur les bords de la Volga, face à l'Unics Kazan, n'a donc été qu'une brève éclaircie dans la grisaille : à Gaston-Médecin, Nanterre est retombé dans ses travers défensifs (aides en retard, intensité fluctuante, protection du rebond douteuse), et il a fallu que Donnadieu pousse une énorme gueulante d'entrée de match pour que ses hommes se décident à annoncer des systèmes sur jeu placé... « Il y a beaucoup de choses à travailler, mais on s'est battus malgré tout, nuance Isaia Cordinier, volontaire et maladroit (2/10). On va repartir à l'entraînement. » Le temps presse déjà : la sinistrose guette l'institution, qui ne visera rien d'autre que le maintien cette saison. « Si nous finissons quatorzièmes, ce ne sera pas la fin du monde, juge le coach, qui a porté Nanterre de l'ombre (honneur départemental à la fin des années 1980) à la lumière (champion de France en 2013). Mais si on descend, ça sera la fin du club. »

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