Basket - JO - Andreas Zagklis (FIBA) : « Confiant pour les joueurs NBA aux JO »

L'Equipe.fr
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Le secrétaire général de la FIBA, Andreas Zagklis, a confié lors d'une conférence de presse sa conviction, basée sur des discussions régulières avec la NBA, que les superstars de la ligue nord-américaine participeraient bien aux Jeux Olympiques de Tokyo. Lors d'une visioconférence de presse convoquant une centaine de membres des médias du monde entier, le secrétaire général de la Fédération internationale (FIBA), le Grec Andreas Zagklis, a balayé tous les sujets du moment, mettant l'accent sur le bouleversement des calendriers internationaux, la présence espérée des superstars NBA lors des prochains JO, à Tokyo, ainsi que sur le conflit avec l'Euroligue qui continue d'agiter le microcosme. Les stars NBA aux TQO et aux JO ? C'était le nerf de la guerre depuis la fin de saison NBA, le 12 octobre. Les meilleurs joueurs de la grande ligue seront-ils à Tokyo, alors que leur saison, qui démarre le 22 décembre, pourrait se conclure jusqu'à la veille du coup d'envoi des Jeux (23 juillet) ? Le secrétaire général de la FIBA est assez confiant sur la question. « Nous avons eu des réunions avec la NBA et l'association des joueurs, la NBPA, explique-t-il. La NBA a compris l'importance d'achever son exercice avant les Jeux, et nous avons confiance et très bon espoir de pouvoir compter sur tous les joueurs NBA pour les Jeux, ainsi qu'une vaste majorité des joueurs internationaux concernés par les Tournois de qualification olympique. » Des TQO qui ont été reportés - avec l'accord expresse du CIO- d'une semaine par rapport aux dates initiales, et se tiendront ainsi du 29 juin au 4 juillet. Plus de bulle après février ? La Fédération internationale a dû s'ajuster, comme le reste du monde sportif, aux nouvelles règles du jeu imposées par la pandémie. En novembre, elle a ainsi modifié son format de fenêtres internationales pour organiser ses qualifications continentales sous forme de bulles. La France a remporté ses deux matches, à Pau, face à la Grande-Bretagne (79-56), puis l'Allemagne (86-74) et devra valider sa qualification pour l'Euro 2022 lors d'un nouveau huis-clos sanitaire, à Podgorica (Monténégro) en février. « On espère que la fin des qualifications pour l'Euro 2022, en février, sera la dernière compétition sous ce format de bulle, avance Zagklis. Je suis confiant que les avancées scientifiques permettront de revenir à la normale en novembre 2021. Cela dépendra bien sûr de la vitesse et de l'échelle auxquelles le vaccin sera distribué. Mais une chose est sûre, la santé et la sécurité resteront la priorité numéro un dans ce processus. » Interrogé sur le manque d'identité -et d'identification possible par le public- de sélections nationales amputées de leurs stars NBA et Euroligue, le secrétaire général botte habilement en touche. « Nous n'avons pas affecté l'identité des sélections. Nous l'avons réinventée, avec des effectifs plus profonds, des nouvelles générations qui se mettent en lumière, l'ouverture de nouveaux marchés, tout en gardant les superstars, qui reviennent pour les grosses compétitions. Dès la décision initiale de changer le format après un statu quo de plusieurs décennies, le congrès était conscient des implications. Mais pour nous, l'important était que les jeunes aient un contact régulier avec leur équipe nationale, pas seulement l'été, à la télé, lors d'une compétition ne se déroulant pas sur leur sol. Certaines fenêtres sont compatibles avec la présence des joueurs NBA, et bien sûr, la situation avec l'Euroligue a compliqué les choses. Mais ce n'est pas un paramètre que l'on maîtrisait à l'époque. On étudie ça et il y a des solutions possibles. » Trois Coupes d'Europe, un voeu pieux ? Le conflit entre la FIBA et l'Euroligue, qui se disputent toujours la suprématie et le contrôle des Coupes d'Europe de clubs est loin de son épilogue. Mais pour la première fois depuis des années, la tendance semble à la détente. Comme le laissait entendre Jordi Bertomeu, patron de la compétition-reine, lors de ses dernières interventions. Et comme l'a répété Andreas Zagklis mercredi, plaidant pour trois Coupes d'Europe (quatre aujourd'hui, l'Euroligue, l'Eurocoupe -sa petite soeur également gérée par la société privée ECA-, la ligue des champions -BCL- et la FIBA Europe Cup), et confirmant qu'un dialogue existe désormais entre les deux entités. « Nous ne voulons pas tout contrôler. La preuve, c'est que la BCL que nous soutenons, est un partenariat avec les ligues. Notre seul but est le développement et la croissance de notre sport. Ces dernières années ont montré que nous étions capables de flexibilité. La FIBA a fait beaucoup de propositions en ce sens, et déplacé ou annulé des événements, des fenêtres quand cela faisait sens, pour les clubs ou la récupération des joueurs. Ensuite, ces derniers mois, avec la pandémie, ont montré qu'on était capables, à condition de leadership et de vision, de trouver des solutions -changer les formats des compétitions, ajuster les calendriers... Nous voulons voir plus de joueurs venir lors des fenêtres internationales. Concernant l'Euroligue, trois Coupes d'Europe seraient suffisantes pour satisfaire la demande des équipes et préserver les ligues nationales. Nous n'allons pas négocier par voie de presse ou lancer de nouvelles polémiques, mais la FIBA est pleinement investie pour unifier les familles du basket. Il y a eu de nombreux mauvais moments, ces dernières années, alors nous avons pris une sorte de temps-mort pour laisser la pression retomber et commencer à reconstruire une relation de confiance. Nous n'en sommes pas encore à un niveau opérationnel, mais il y a des discussions. Le plus important, pour moi, est de garder un canal de communication avec les onze clubs qui gèrent l'Euroligue (détenteurs de licences A), qu'ils soient au courant de l'évolution de la situation, et que tout le monde comprenne que les fenêtres ne visent pas à nuire au basket européen. C'est le contraire. Nous avons un magnifique véhicule, qui atteint parfois une bonne vitesse, mais auquel il manque parfois des roues, ses joueurs. On ne peut l'accepter. »