Basket - NBA - Billy Donovan, Doc Rivers,... : le point sur les recherches des entraîneurs en NBA

L'Equipe.fr
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Mi-septembre, nous évoquions le cas des six franchises NBA qui cherchaient un entraîneur. Cinq semaines plus tard, seules deux d'entre elles ont trouvé leur coach. Nous écrivions : des six équipes en recherche d'entraîneur, Chicago était la moins performante (11e à l'Est, 22 victoires-43 défaites). Chicago veut « quelqu'un qui mette la relation avec les joueurs au coeur de son projet, un bon communicant », a annoncé le nouveau patron, le Lituanien Arturas Karnishovas. lire aussi Six franchises à la recherche d'un entraîneur Le choix : il s'est porté sur Billy Donovan, 55 ans. Le New Yorkais s'est engagé pour 4 ans et 24 millions de dollars (20,45 M€) quinze jours après avoir quitté Oklahoma City, qu'il a dirigé durant cinq saisons. Certaines étaient compliquées à gérer avec la boulimie statistique de Russell Westbrook et la dernière sans le meneur fut plus réussie, ce qui lui a valu de finir troisième du vote pour le coach de l'année.

Si Donovan a un passé de formateur (double champion universitaire en 2006 et 2007 avec les Florida Gators de Joakim Noah), son recrutement a été perçu comme une volonté de basculer d'une phase de reconstruction à une ambition de play-offs assumée. « Au-delà de ce qu'on a pu se dire, son bilan parle pour lui-même », a commenté Karnishovas. Seuls trois entraîneurs en poste (Gregg Popovich, Steve Kerr et le coach de l'année Nick Nurse) ont un meilleur ratio victoires-défaites que Donovan en saison régulière (60,8 %). Nous écrivions : le successeur de Mike D'Antoni, qui a décidé de lui-même d'arrêter l'aventure après des play-offs difficiles, devra adhérer aux principes iconoclastes du manager général Daryl Morey, le promoteur de l'ultra small ball, ce jeu sans pivot. Le choix : il devrait se faire entre trois hommes. Le premier est John Lucas, un ancien Rocket (342 matches entre 1976 et 1990) revenu au sein de la franchise depuis 2016 comme responsable du travail individuel. Le second Stephen Silas, fils d'une figure de la NBA (Paul Silas) et assistant en NBA depuis 20 ans (depuis 2018 à Dallas). Le troisième Jeff Van Gundy, dit « le croque-mort », commentateur et ex-coach des Rockets version Yao-McGrady (trois éliminations au 1er tour entre 2003 et 2007).

Ce qui n'était pas prévu, c'est que Daryl Morey démissionne. Ce qui change profondément le paysage même si c'est son plus proche adjoint, Rafael Stone, qui le remplace. L'ancien manager général a expliqué qu'il était peu impliqué dernièrement dans la recherche d'un nouveau coach. Celui-ci devra faire avec un effectif très particulier, efficace en saison régulière, moins en play-offs. Sauf si une porte de sortie est trouvée pour Russell Westbrook et que le secteur intérieur est remplumé. Nous écrivions : le jeu proposé ces dernières saisons était agréable, cohérent, efficace surtout défensivement avec Nate McMillan. Il serait dommage de le mettre en pièces. Reste que le nouveau coach doit faire monter l'attaque en gamme. Une mission qui correspond au profil de Mike D'Antoni. Le choix : il n'a pas encore été fait et D'Antoni est encore disponible. Mais des rumeurs récentes envoyaient plutôt l'ancien responsable de la pluie de trois points à Houston vers Brooklyn dans un rôle de super assistant de son ancien meneur Steve Nash. L'actuel favori pour remplacer Nate McMillan serait plutôt Chauncey Billups, ancien meneur des Pistons, champions en 2003, devenu analyste pour ESPN. Depuis un an, Billups commente les matches des Los Angeles Clippers. Justement, dès l'annonce la semaine dernière que Tyronn Lue était nommé à la tête des Clippers à la place de Doc Rivers, le nom de Billups est sorti pour être son adjoint. Mais à en croire l'Indystar, il enfilera la casquette de coach-assistant en Californie que s'il n'est pas nommé à la tête des Pacers. Son principal concurrent au milieu d'une liste d'une douzaine de noms dont fait partie Bekky Hammon (San Antonio) serait, selon Adrian Wojnarowski d'ESPN, l'ancien coach de Sacramento et Memphis Dave Joerger. Celui-ci est connu pour avoir un jeu défensif et structuré, ce qui ne changerait guère de McMillan. Nous écrivions : celui qui prendra la tête des Pelicans devra faire tourner son jeu autour du nouvel astre Zion Williamson. Les noms des entraîneurs réputés formateurs reviennent en force. Le manager général, David Griffin, n'est pas inquiet : « On a l'offre la plus séduisante de la NBA à proposer ». Le choix : la situation pourrait se décanter rapidement en Louisiane, où une poignée de coaches devaient revoir de nouveau le manager général David Griffin en ce début de semaine. Tyronn Lue, qui intéressait fortement les Pelicans, ne fait plus partie de la short-list après s'être engagé avec les Clippers. Pas plus que Jason Kidd, récent champion NBA en tant qu'assistant aux Lakers, dont le nom avait été évoqué. Les candidats restants sont Stan Van Gundy (ex-Miami, Orlando et Detroit), Jamahl Mosley (assistant à Dallas) et Will Weaver (entraîneur des Sydney Kings). Ce que nous écrivions : celui qui succédera à Billy Donovan aura la possibilité de diriger un Chris Paul bien inscrit dans le projet. CBS rappelait récemment que l'ex-coach des Sixers Brett Brown était très proche de l'architecte d'OKC, Sam Presti, un autre ancien des Spurs. Le choix : la situation n'est pas plus avancée à OKC semble-t-il. The Oklahoman, le quotidien local, publie jour après jour des CV d'entraîneurs, tous assistants, évoqués pour succéder à Billy Donovan, sans qu'une piste ne prenne le dessus. Ont eu droit à leur bio : Dan Craig (Miami), Phil Handy (Lakers), Will Hardy (San Antonio), Rex Kalamian (Clippers), Nate Tibbetts (Portland), Wes Unseld Jr (Denver), Charles Lee et Darvin Ham (Milwaukee). Avec en guest stars Kenny Atkinson, l'ancien coach des Brooklyn Nets, et toujours Brett Brown, qui vient de démissionner de son poste de sélectionneur de l'Australie pour se concentrer sur sa recherche d'une nouvelle franchise. Ce que nous écrivions : la place est séduisante, avec un effectif rempli de joueurs de premiers plans (Embiid, Simmons,...), mais pas évidente à appréhender avec un effectif dont la cohérence ne saute pas aux yeux. Le nom de Mike D'Antoni est arrivé en force à « Philly » après qu'il a annoncé qu'il quittait Houston. Le choix : l'affaire s'est vite conclue en faveur de Glenn Rivers. Le 28 septembre, les Clippers annonçaient que le « Doc » n'était plus leur entraîneur après la déception de l'élimination en demi-finale de conférence face à Denver. Le 3 octobre, les Sixers en faisaient le successeur de Brett Brown. Pour l'anecdote, Brown venait de passer sept ans à Philly, autant que Rivers à L.A.

Il y a une forme de logique à voir Rivers, coach réputé, champion en 2008 avec Boston, prendre la tête d'une équipe qui a tout pour aller loin, même si cela nécessite sans doute des ajustements d'effectifs. « Je crois que Doc peut nous aider à concrétiser notre potentiel et aller chercher un titre », espère le manager général Elton Brand. Au point que le Philadelphia Inquirer estime désormais que les Sixers peuvent être considérés comme des candidats au titre « sans astérisque ».