Basket - NBA - Les derniers cols bleus de la NBA

L'Equipe.fr
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Dans une ligue qui prône l'attaque à outrance, ils sont d'indispensables soutiens. Des joueurs parmi les plus utilisés dans leurs équipes alors qu'ils tournent à moins de dix points par match. Leur utilité est ailleurs, dans leur défense, l'acceptation de leur rôle et le liant qu'ils apportent au collectif. Draymond Green (Golden State, 30 minutes/match, 5,9 points). Le pilier défensif des Warriors triples champions NBA atteint sa quintessence, si ce n'est sa caricature cette saison en cumulant plus de passes (8,5 par match, 7e en NBA) et de rebonds (6,1) que de points. Royce O'Neale (Utah, 33 minutes/match, 7,5 points). L'ailier-fort titulaire du Jazz dispose du deuxième temps de jeu, supérieur à celui de Rudy Gobert, dans l'équipe leader de la NBA. Il fait partie des meilleurs dans toutes les statistiques complexes défensives. P.J. Tucker (Houston, 30 minutes/match, 4,4 points). Un cas très particulier, qui a baroudé avant de faire son trou en NBA. Alors qu'il ne mesure que 1,96 m, il a souvent été utilisé en faux pivot à Houston. Il exige aujourd'hui d'être transféré dans une équipe plus performante. Robert Covington (Portland, 32 minutes/match, 8,4 points). Lancé à Philadelphie lorsque les Sixers squattaient les bas-fonds, il s'est imposé au fil des ans et des échanges comme un des meilleurs "3 & D" (ailier spécialisé dans la défense et les tirs à trois points) de la NBA. Danny Green (Philadelphie, 28 minutes/match, 8,6 points). Un autre "3 & D" de gros calibre. Ancien champion NCAA, il est l'un des quatre joueurs de l'histoire de la NBA à avoir été titré avec trois équipes différentes, San Antonio (2014), Toronto (2019) et les L.A. Lakers (2020). Nicolas Batum (L.A. Clippers, 29 minutes/match, 8,9 points). Steve Kerr l'a décrit récemment comme la signature la plus importante de la dernière intersaison dans toute la NBA. L'hommage est peut-être un peu fort mais il s'appuie sur sa polyvalence et son altruisme. Andre Iguodala (Miami, 22 minutes/match, 4,7 points). À 37 ans, le MVP de la finale 2015 (alors qu'il avait débuté la moitié des matches sur le banc...) a moins de minutes à donner. Mais cet ancien franchise player devenu "glue guy" ne compte toujours pas ses efforts. T.J. McConnell (Indiana, 25 minutes/match, 6,5 points). Un "fan favorite", déjà très apprécié quand il jouait à Philadelphie. Meneur sans shoot extérieur mais pas sans malice, il offre un engagement de chaque instant et une capacité rare à dynamiser le collectif. Isaac Okoro (Cleveland, 33 minutes/match, 7,9 points). Cet ailier rookie âgé de 20 ans est déjà le deuxième joueur le plus utilisé par les Cavaliers. La défense du cinquième choix de la dernière Draft est considérée comme un élément clé dans la reconstruction de l'équipe. Dorian Finney-Smith (Dallas, 31 minutes/match, 8,2 points). Sa capacité à jouer plusieurs postes et à se contenter de ce qu'on lui donne sont de sérieux atouts à côté de Luka Doncic. Alors qu'il n'a pas été drafté, il est le joueur présent depuis le plus longtemps dans l'effectif des Mavs derrière Dwight Powell. Kentavious Caldwell-Pope (L.A. Lakers, 26 minutes/match, 8,6 points). Il est une époque pas si lointaine où "KCP" (au centre de l'image) était plus dangereux offensivement. À 28 ans, il a trouvé sa place et son rôle, plus en retrait, dans une équipe de haut de tableau. Une bonne affaire pour tout le monde. Josh Hart (New Orleans, 28 minutes/match, 9,3 points). Un joueur très utile en sortie de banc avec les Pelicans. Arrivé dans l'échange qui a envoyé Anthony Davis aux Lakers, cet ancien champion universitaire est un bon rebondeur (7,4 par match) pour sa taille (1,96 m).