Basket - NBA - Evan Fournier et Nicolas Batum choisissent la stabilité en NBA

L'Equipe.fr
·3 min de lecture

Evan Fournier, qui dispose d'une clause dans son contrat pour rester une saison de plus à Orlando, a décidé de l'activer selon The Athletic. Nicolas Batum en ferait de même à Charlotte. La décision était totalement évidente pour Nicolas Batum, moins pour Evan Fournier. Au final, les deux arrières-ailiers français, représentés par l'agent Bouna N'Diaye (Comsport), ont pris la même selon Shams Sharania, de The Athletic. S'ils avaient la possibilité de tester le marché lors de cette courte intersaison, ils ont préféré reporter l'échéance à 2021 en activant tous les deux la « player option » présente dans leur contrat respectif pour un salaire défini à l'avance.

Ce salaire est la clé. Si Nicolas Batum est devenu surnuméraire à Charlotte (il n'a plus joué depuis le match à Paris en janvier), il sait qu'aucune autre équipe ne lui proposera des revenus approchant, même de loin, ceux que les Hornets lui donneront cette saison. Avec 27,13 millions de dollars (22,9 M€), il aura un des cinquante plus gros salaires de la NBA alors qu'il ne tourne plus qu'à 3,6 points. Une anomalie qui s'explique par le fait qu'il avait signé un gros contrat en 2016 (120 M$ sur cinq ans) à la sortie d'une première saison remarquable à Charlotte (14,9 points, 6,1 rebonds, 5,8 passes).

Le jour où Nicolas Batum prolongeait à Charlotte, le 7 juillet 2016, Evan Fournier en faisait de même à Orlando pour un montant de 85 millions de dollars sur cinq années (71,8 M€). Un premier gros contrat qui lui assurera un revenu de 17,15 M$ (14,5 M€) cette saison, une fois la clause activée. En 2016, Fournier sortait, à 23 ans, de sa deuxième saison en Floride et de sa première à plus de 15 points, une moyenne en dessous de laquelle il n'est plus descendu depuis. Deuxième scoreur du Magic cette année en saison régulière (18,5 points, 43e en NBA), il aurait peut-être pu espérer mieux ailleurs, d'où un doute plus grand sur l'usage de cette clause, si la pandémie de Covid-19 n'avait pas fait chuter les revenus de la ligue et s'il n'avait pas lui-même rencontré des difficultés (12,8 points à 35 %) lors du premier tour des play-offs, perdu dans la bulle face à Milwaukee (4-1). Batum, monnaie d'échange toute trouvée ? S'ils jouent la sécurité financière, Nicolas Batum et Evan Fournier n'en sont néanmoins pas assurés de disputer la saison 2020-2021 avec leurs équipes actuelles. Ces dernières peuvent se servir d'eux comme de monnaies d'échange. Cela s'applique surtout pour le premier, dont la valeur sportive est fortement dépréciée même s'il n'a « que » 31 ans mais qui peut intéresser des franchises soucieuses d'alléger leur masse salariale l'été prochain, une fois qu'il sera libre.