Basket - NBA - Intraitables sur le marché des transferts NBA, les Lakers font déjà peur

L'Equipe.fr
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Les tout frais champions NBA ont frappé fort en attirant Dennis Schröder, Wesley Matthews et Montrezl Harrell, ce qui leur donne déjà une dimension supplémentaire par rapport à l'an passé. Le mercato de la NBA ne connait pas la crise, fut-elle sanitaire ou économique. Et les Los Angeles Lakers ne se sont pas endormis sur les lauriers de leur dernier titre NBA, décroché dans la bulle d'Orlando, après dix ans de disette. Face à l'énorme défi qu'annonce la défense de ce titre, et donc la conquête du suivant, la franchise californienne n'a pas traîné en route. Elle a passé outre très vite les états d'âme de Dwight Howard, ses ronchonnements et son revirement de dernière minute, qui a vu le pivot vétéran se diriger finalement vers Philadelphie. Elle ne s'est pas inquiétée de la perte annoncée de Rajon Rondo, de celle du 28ème tour de draft (Jaden McDaniels), ni du départ de Danny Green. Tout simplement parce qu'elle avait déjà trouvé mieux. À peine l'ouverture du marché des « free agents » était-elle officielle, dans la nuit de vendredi à samedi, que les Lakers savouraient leurs prises. Rob Pelinka, directeur général des Lakers « Le risque quand on gagne, c'est d'être suffisant, et je ne le serai pas. Nous allons tout faire pour améliorer notre équipe. » Rob Pelinka, le redoutable GM des lakers avait d'ailleurs annoncé la couleur. « Le risque quand on gagne, c'est d'être suffisant, et je ne le serai pas. Nous allons tout faire pour améliorer notre équipe et mettre le coach Vogel et son staff dans la meilleure situation possible pour défendre le titre." L'agressivité des Lakers sur le marché, leur pouvoir d'attractivité décuplé par le titre, et l'intelligence des négociations impulsée par Pelinka ont fait le reste. Et c'est ainsi que débarquent sous le maillot angelino, deux des meilleurs joueurs de banc de la Ligue. À l'intérieur, c'est le monstrueux Montrezl Harrell (2,01m, 26 ans), élu meilleur sixième homme de la saison passée qui débarque, et à l'arrière son dauphin, l'international allemand Dennis Schröder (1,85m, 27 ans). Avec Harrell (18,6 pts) et Schröder (18,9), les Lakers récupèrent l'impact offensif des deux meilleurs scoreurs de NBA en sortie de banc. lire aussi Retrouvez tous les transferts de NBA Mais pas seulement. Harrell, venu en voisin des Clippers, où son entente avec Kawhi Leonard laissait à désirer, c'est aussi un formidable vecteur d'influx, une source d'énergie défensive et un joueur capable de séquences explosives sidérantes, bond rebondeur (7,1 en moyenne) bref, c'est bien au-dessus de Dwight Howard. Dans son registre, Schröder, qui était la doublure de Chris Paul à Oklahoma, sera lui aussi un cran au-dessus de Rajon Rondo. À vingt-sept ans, l'arrière allemand a mûri, sera bien plus impactant défensivement, et sa capacité à faire jouer comme à être un scoreur redoutable sur de courtes séquences sera également un bonus pour le jeu californien. Son arrivée a d'ailleurs enchanté Anthony Davis qui ne s'est pas fait prier pour l'encenser dans la presse californienne. « Je pense que c'est un bon choix. Il a très bien joué aux côtés de CP (Chris Paul) et Shai (Gilgeous Alexander). Il est dur, il a bien shooté la saison passée. Il peut pénétrer, il sait trouver les autres et surtout, il est très, très bagarreur ».

Et n'oublions pas le précieux Wesley Matthews (34 ans, 1,93m), qui devrait faire oublier assez vite Danny green. Après une saison intéressante en sortie de banc à Milwaukee (8 pts de moyenne) Matthews, apportera à L.A. son tir à trois points et sa défense, deux éléments bienvenus dans le groupe de Frank Vogel. L'efficacité et la qualité de ce recrutement ont impressionné toute la NBA. À commencer par Magic Johnson, ex-président des Lakers et icône du joli temps du « showtime » à LA. « Avec les arrivées de Montrezl Harrell, Dennis Schröder et Wes Matthews, les Lakers seront plus jeunes et plus talentueux que l'équipe championne l'an passé, et sur la bonne voie pour un doublé » a félicité Magic sur son compte twitter.

Côté finances, pour ces trois gros coups, les Lakers s'en tirent à moindres frais : dix-neuf millions de dollars pour Harrell sur deux saisons, un peu plus de trois millions et demi pour la saison à Matthews, et même si Schröder émarge à environ quinze millions la saison, il reste de la place sous le salary cap pour permettre aux Lakers de se renforcer encore. Ils sont sur la trace de Bogdan Bogdanovic, la merveille des Sacramento Kings et on parle sérieusement de la venue de Marc Gasol, le pivot de Toronto... Voilà pourquoi, alors que la saison n'a pas encore commencé, ces Lakers font déjà peur. lire aussi Step back, le podcast basket de L'Équipe : la NBA, c'est reparti !