Basket - NBA - Memphis - À Memphis, Killian Tillie prend ses marques

L'Equipe.fr
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Après un début de saison perturbé par des blessures, le Français des Grizzlies Killian Tillie (23 ans) essaie de trouver sa place au sein de la franchise de Memphis. 4 minutes. C'est le temps de jeu dont a bénéficié Killian Tillie dans la nuit de vendredi à samedi avec Memphis. Vainqueur sans trembler des Minnesota Timberwolves (120-108), les Grizzlies n'ont laissé que des miettes au rookie français (23 ans), qui n'a eu le temps de prendre que deux shoots. Killian Tillie « Je n'ai pas vraiment douté mais j'avais besoin d'une confirmation » Pas très grave pour le Cagnois qui découvre chaque jour un peu plus la grande Ligue, dont il rêvait gamin. « Au début, quand je suis arrivé en NBA, je n'en croyais pas mes yeux. J'avais l'impression d'être dans un jeu vidéo de basket. Mais non, ce n'était pas 2K, c'était la réalité. Et puis, petit à petit, tu joues et comprends que tu as ta place en NBA. Je n'ai pas vraiment douté mais j'avais besoin d'une confirmation, quand même (il sourit). Après, j'avais besoin de jouer, cela faisait presqu'un an avec le Covid que je n'avais pas joué et puis il y a eu des petites blessures. » C'est ce que « K3 » racontait tranquillement, le matin du match, coincé dans son véhicule dans l'attente du retour de son test anticovid pour pouvoir participer au shooting, tout en dégustant une omelette en guise de petit-déjeuner. Seulement 7 matches de saison régulière Depuis le début de la saison, l'intérieur n'a pas participé qu'à 7 matches de saison régulière. Ses stats (2 points de moyenne, 1 rebond) sont anecdotiques dans une équipe bien installée dans le ventre mou de la conférence Ouest (9e, 23 victoires - 23 défaites) et qui a choisi de lui laisser du temps.
Killian Tillie « Je me sens chanceux car je suis tombé dans une belle franchise » « Je me sens chanceux car je suis tombé dans dans une belle franchise avec un staff technique et médical très à l'écoute, avoue Killian Tillie. Je me régale, c'est très professionnel. La ville est cool, ce n'est pas LA, évidemment, mais c'est très sympa. J'habite un bel appartement en centre-ville avec vue sur le Mississippi. On me demande d'évoluer davantage comme un ailier, le coach me fait confiance et, dès qu'il y a des blessés, je joue. J'ai un rôle différent de celui à Gonzaga (en NCAA, où il a passé quatre ans). Je prends mes marques. Les Grizzlies ne m'ont pas fixé d'objectif précis si ce n'est de beaucoup travailler en muscu, notamment sur le bas du corps. » Et de saisir la moindre occasion offerte, à l'image des 17 minutes plutôt bien exploitée face au Utah Jazz (107-111) jeudi dernier (4 points, 1 contre).