Basket - NBA - Les Milwaukee Bucks éteignent les Phoenix Suns lors du match 3 de la finale NBA

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Même à Milwaukee, dans les nombreux bars autour du Fiserv Forum, on regarde les penalties entre l'Angleterre et l'Italie, en finale de l'Euro de football. Pourtant, dans deux petites heures, la plus grande ville du Wisconsin va vivre un match d'une autre finale, NBA celle-ci. Un palier qu'elle n'a plus côtoyé depuis 1974. Une éternité.

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Menés 2-0 face aux Phoenix Suns, les Bucks ont besoin de leur public, qui a contribué à leur quasi invincibilité à domicile durant ces playoffs : une seule défaite, au match 1 des finales de conférence. Au moins, les « Cerfs » sont habitués à être menés. Ils avaient même déjà perdu les deux premières manches, au deuxième tour, face à Brooklyn. À l'écran, Gianluigi Donnarumma, le gardien de but de l'Italie, délivre son pays.

Ambiance « marche ou crève »

En moins de cinq minutes, l'esplanade du « Deer District », se remplit. L'ambiance est joviale, mais pas délirante. Très peu de supporters se prennent à danser au son du DJ. Les portes de la salle s'ouvrent et, à l'intérieur, le constat est renouvelé. « Les Bucks en six matches ! », ose un fan, sollicité, avant d'un peu rétropédaler.

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Ils sont plusieurs à le dire : les locaux sont favoris sur cette rencontre mais l'ambiance est surtout « marche ou crève ». Aucun droit à l'erreur face à la bande à Chris Paul, car remonter ce break n'a été réalisé que par quatre équipes dans l'histoire des finales NBA. Un 3-0, jamais. La tension est palpable.

Les Suns prennent les devants

Hymne, spectacle son et lumière, et même un peu de pyrotechnie... La présentation est soignée, les flammes chauffent le chaudron. Les joueurs, eux, ont un peu plus de mal à se mettre en action. Les Suns n'ont clairement pas peur de la chaleur. Dans le premier quart-temps, la défense de Milwaukee est découpée par Chris Paul et sa main droite de maestro.

Brook Lopez change en défense ? Deandre Ayton est servi près du panier. Le pivot local sort ? Celui des Suns pose des écrans avant de rouler au cercle. Même avec une forte intensité et une bonne répartition des points entre Giannis Antetokounmpo (sept sur la période) et ses coéquipiers (sept pour Khris Middleton, cinq pour Jrue Holiday), Phoenix est devant à la fin de la période : 28-25.

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Les Bucks accélèrent dans le deuxième quart-temps

Le deuxième quart-temps voit un tout autre scénario. Le trio majeur continue son travail de sape. Quelques ajustements, l'intensité qui monte d'un cran et les hommes de Mike Budenholzer prennent clairement les devants, en passant un 30-9 sur les neuf dernières minutes.

Antetokounmpo abat un travail monstrueux : d'abord un dunk, bien servi par Holiday, puis un panier, avec la faute, s'ensuit un mouvement ferme pour enfoncer Jae Crowder sous le cercle et une contre-attaque... La panoplie du MVP 2019 et 2020 y est passée. Avant d'aller aux vestiaires, Antetokounmpo, Middleton et Holiday ont marqué ou fait la passe décisive sur tous les paniers. Les Bucks mènent 60-45.

Au retour, les Suns se montrent dangereux. Mais Jrue Holiday, décrié offensivement jusque-là, rentre enfin dans ses finales NBA : quatre tirs à trois points bien sentis, en plus de sa défense, toujours prégnante. On prend les mêmes et on recommence : le trio majeur des Bucks passe ou score sur 36 des 38 points de son équipe. Et comme les Suns n'arrivent pas à compenser, la messe est presque dite à 98-76.

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Le dernier quart ne verra pas de sursaut. Les Bucks s'imposent 120-100. Antetokounmpo rejoint des cercles très fermés : Michael Jordan, LeBron James et Kevin Durant comme seuls joueurs à 30 points, 10 rebonds et cinq passes décisives en trois périodes ; James et Shaquille O'Neal pour deux matchs d'affilée à 40 points et 10 rebonds (42 points, 12 rebonds au match 2, 41 points, 13 rebonds et six passes au match 3).

Giannis Antetokounmpo s'est même demandé après la rencontre si, comme Jordan face à Phoenix en 1993, il pourrait signer quatre matchs à 40 points ou plus : « Je ne suis pas Michael Jordan », coupe-t-il très vite. Une star de la NFL, David Bakhtiari, des Green Bay Packers voisins, enchaîne, lui, deux gobelets de bière à l'écran, pour le bonheur d'un public qui crie fort et reste longtemps debout, faisant honneur à sa réputation.

« On peut analyser le match de plein de manières, a déclaré Monty Williams, l'entraîneur des Suns. Ils ont simplement joué avec énormément d'agressivité sur de plus longs moments que nous. On le savait. Mais on n'a pas bien répondu ce soir (dimanche), particulièrement dans les deuxième et troisième quart-temps. »

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« Quand Giannis est comme ça, il faut lui laisser de l'espace et rester prêt », a réagi Middleton. Le Grec est le seul joueur des 25 dernières saisons à rentrer tous ses shoots à 1m50 ou moins du panier. Mais pour lui, l'effort reste collectif : « On a mieux joué du match 1 au match 2, et encore au match 3. Il faut que l'on continue de construire sur cela ».

Mercredi, le match 4 sera quasiment autant « do or die » (faire ou mourir). Seuls les Cleveland Cavaliers, en 2016, avaient pu remonter un écart de 3-1 en finale. Pour les fans sortant de la salle, en revanche, plus de doute : « Bucks in six ». Clamé haut et fort cette fois.

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