Basket - NBA - NBA : Milwaukee a pris son temps lors du premier match de saison régulière en France

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Les Bucks, leaders de la NBA, ont été menés pendant trois quarts-temps par les Charlotte Hornets avant de renverser la situation (116-103), vendredi à Paris. Mais l'important était ailleurs dans ce match historique. Le public, qui avait rempli l'AccorHotel Arena jusqu'aux cintres ce vendredi, a eu le droit à tout ce que la NBA offre habituellement en saison régulière. Une organisation réglée au micromètre, la volonté de mettre en avant son patrimoine, de glorieuses individualités alignées sur le parquet et... une rencontre dont la saveur ne restera pas dans l'histoire, ce qui est souvent le cas dans une ligue qui propose 1230 matches avant d'attaquer les choses sérieuses, les play-offs. Sportivement, on retiendra que cette affiche déséquilibrée opposant un candidat au titre, Milwaukee, à une équipe en construction, Charlotte, soit la meilleure attaque de la NBA et la dernière, a longtemps été menée par la seconde. Même maladroits (37 % aux tirs), les Hornets ont fait la course en tête durant les trois premiers quarts-temps en s'appuyant sur le talent virevoltant de leurs arrières scoreurs, d'abord Devont'e Graham et Terry Rozier, puis Malik Monk (31 points). Peut-être plus sujets au décalage horaire ou aux distractions que Paris sait en offrir, les Bucks ont longtemps joué au ralenti, à l'image d'un Giannis Antetokounmpo qui a malgré tout fini à 30 points et 16 rebonds sans forcer son talent. Mais ils n'ont jamais accordé plus de neuf points d'avance à leur adversaire (18-27, 10e, puis 39-48, 18e), ce qui leur a permis de retourner la situation sans trop de difficultés dans le dernier quart d'heure, histoire de s'éviter une boulette face à une équipe qui restait sur sept défaites et d'enchaîner de leur côté leur huitième victoire de rang (116-103). Pour autant, l'important n'était clairement pas dans ce déroulé du match mais dans le seul fait qu'il existe. La France est devenue à cette occasion le cinquième pays non états-unien à accueillir un match de saison régulière après le Canada, le Japon, le Mexique et la Grande-Bretagne. Ce qui confirme son statut de pays prioritaire pour le développement de sa marque aux yeux de la NBA. Elle l'a fait en rameutant un tapis de stars, de Neymar et Kylian Mbappé à Teddy Riner en passant par les frères Karabatic, sans oublier Tony Parker (qui a reçu un hommage juste avant le début du match), Kareem Abdul-Jabbar et le plus grand de tous, Michael Jordan, ce dernier en qualité de propriétaire des Hornets. Le tout sous les yeux d'Adam Silver, le patron de la NBA, qui a déjà annoncé qu'il y en aurait un autre la saison prochaine. La soirée ne l'aura pas fait changer d'avis.

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