Basket - NBA - NBA : Nicolas Batum présente ses « excuses » aux supporters des Charlotte Hornets

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Joueur le mieux payé de son équipe, Nicolas Batum ne joue plus depuis plus d'un mois, conclusion d'une longue dégringolade. « Je n'ai pas répondu aux attentes ces deux ou trois dernières années, je le sais », concède l'ailier français dans un entretien au Charlotte Observer. Ceux qui se désolent du niveau affiché par Nicolas Batum depuis quelque temps et n'ont pas été surpris de le voir sortir de la rotation de Charlotte en 2020 y trouveront du grain à moudre. Ceux qui espèrent son rebond beaucoup moins. Dans un article publié mercredi par le Charlotte Observer, le capitaine de l'équipe de France fait preuve d'une poignante lucidité, notamment pour ce qui est des attentes nées du contrat gigantesque qu'il a signé en 2016 avec les Hornets (120 M$ sur 5 ans), autant qu'il témoigne d'une impuissance à changer le cours d'une carrière en club en chute libre. Batum : « Un changement d'ère » « Je m'excuse auprès de tous les gens ici (à Charlotte) parce qu'ils ont cru en moi et que ça ne s'est pas bien passé. Ça n'a pas fonctionné. Je n'ai pas répondu aux attentes ces deux ou trois dernières années. Je comprends ça, je le sais », déclare Batum dans cet article écrit avec une plume acide. « Batum a décidé que la meilleure chose qu'il pouvait faire était d'être la cheerleader la mieux payée au monde », cingle le journaliste, Scott Fowler, avant de reprendre une saillie d'un de ses collèges : « Batum est un glue guy (qui cimente le collectif), sauf que les Hornets ont surpayé la colle. » Nicolas Batum « C'est sans doute la première fois que ceux qui doutent de moi ont raison. Au bout de quinze ans » « J'aurais pu faire mieux, évidemment, et je le regrette [...] C'est sans doute la première fois que ceux qui doutent de moi ont raison. Au bout de quinze ans », déclare aussi le Normand, dont la moyenne de points a chuté de 15,1 points en 2016-2017 à 3,6 cette saison. S'il n'est plus entré en jeu depuis le match des Hornets à Paris le 24 janvier, il n'est pas prêt à faire évoluer drastiquement son jeu pour retrouver une place : « Je ne veux pas être un connard, un mec égoïste... je ne veux pas être celui qui dit "allez on y va, on se fout de l'entraîneur, il est nul, ne l'écoutons pas, autant prendre 25 tirs dans le match." Je ne ferai pas ça, je n'ai pas besoin de ça, (mes coéquipiers) n'en ont pas besoin. » Conclusion attendue : il ne croit pas à un rebond possible dans la même équipe. « Cette franchise a un avenir billant. Elle a un bon groupe de jeunes joueurs. Si dans un an ou deux elle est en play-offs, j'en serais très fier. Mais je ne pense pas que j'en ferai partie. » D'où une situation clairement dans l'impasse, d'autant qu'il est encore sous contrat pour la saison prochaine tout en étant à 99 % intransférable. « Mais qu'est-ce que je peux faire maintenant ? Parce que je suis toujours là », s'interroge-t-il. Racheter son contrat pour mieux respirer ailleurs ? Il en réfute l'hypothèse pour l'instant. La question se reposera durant l'été, sans doute avant qu'il n'aille aux JO de Tokyo.

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