Basket - NBA - NBA : le nouveau festival de Stephen Curry porte Golden State face à San Antonio

L'Equipe.fr
·3 min de lecture

Auteur de 32 points en 32 minutes, le meneur des Warriors Stephen Curry a montré la voie à Golden State face aux Spurs de San Antonio (114-91). Le match n'avait pas encore basculé et San Antonio menait 24 à 19 quand Stephen Curry, le meneur de Golden State, s'est élancé balle en main dans un raid vers le cercle. Débordant deux adversaires, accroché lors de son décollage vers le panier, le double MVP (2015, 2016) a trouvé un moyen, changeant de main dans les airs, d'expédier la balle vers l'arceau, à l'aveugle. Bingo.


Un geste « jordanesque », comme le célébrait après coup son entraîneur Steve Kerr, qui a peut-être fait basculer le match, psychologiquement. Le reste de la partie ne fut qu'un long calvaire pour les Spurs (95 à 66 à partir du panier de Curry), pourtant vainqueurs du même adversaire vingt-quatre heures plus tôt (105-100). Les hommes de Gregg Popovich, qui restaient sur trois victoires, ont cette fois été défaits dans les grandes largeurs (114-91). L'absence de son frère d'armes Klay Thompson (out pour toute la saison suite à une rupture du tendon d'Achille), après le départ de Kevin Durant en 2019, suivi d'une saison quasi-blanche en 2019-2020 (fracture à une main, cinq matches disputés), auraient pu (dû ?) affaiblir le rendement du triple champion NBA (2015, 2017, 2018), menace offensive sur qui les défenses adverses lancent leurs meilleurs chiens de garde. 32 points en 32 minutes à 32 ans Pourtant, Stephen Curry, à 32 ans, n'a jamais semblé aussi sûr de sa force. Le natif d'Akron (Ohio) a cumulé mardi 32 points (11/20 au tir) en 32 minutes (29,5 points de moyenne cette saison), enchaînant les slaloms en dribble et les tirs à 3 points avec une facilité déconcertante (4 sur 10 contre les Spurs après un 6 sur 11 la veille, 11 sur 19 samedi à Dallas). L'autre « historique » des Warriors, Draymond Green, auteur d'une bourde la veille en fin de match, a assuré 6 points, 7 rebonds et 11 passes décisives.


« Je ne crois pas l'avoir déjà vu à ce niveau, en termes de puissance et de confiance en lui, louait Steve Kerr. Et quand on parle d'un double MVP, cela veut dire beaucoup... » « J'ai travaillé de manière acharnée pendant l'intersaison, ajoutait l'intéressé. Je suis juste heureux de pouvoir jouer. Je me sens fort, en rythme, en contrôle de mon jeu. Les shoots rentrent. Et tout cela ne vient pas que de ma propre confiance, mais de cette foi en mon équipe qui grandit également. » « Plus question d'emmener Curry aux JO » : la bonne blague de Gregg Popovich Seul bémol pour Curry. Suite à sa performance, on pourrait ne pas le voir à Tokyo avec l'équipe olympique cet été. C'est l'entraîneur de Team USA, qui n'est autre que Gregg Popovich, qui l'a confié à son ancien disciple Steve Kerr. « Gregg m'a dit qu'il envisageait de l'emmener au training camp, mais qu'au vu de l'humiliation qu'il leur avait infligée, il n'en était plus question », lâchait Kerr dans un éclat de rire. lire aussi Le Jazz autoritaire contre Boston