Basket - NBA - NBA : Vince Carter officialise sa retraite à 43 ans

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Légende des Toronto Raptors ou encore des New Jersey Nets, l'ailier a officialisé jeudi, dans un podcast, sa retraite. De sa voix posée, sans une once d'hésitation, Vince Carter a confirmé ce que le monde du basket suspectait depuis plusieurs semaines : « J'ai terminé de jouer au basket-ball professionnel ». Dans le podcast Winging It (The Ringer), l'ailier quarantenaire (43 ans) a ensuite expliqué ce qui l'a poussé à tirer un trait sur la NBA, à l'issue d'une saison interrompue par la crise du coronavirus et dont la reprise ne concerne pas sa dernière équipe, les Atlanta Hawks. « J'ai réussi à mettre de côté cette fin abrupte pour voir plus large. Tout le monde va finir par avoir de la famille ou des amis qui ont été touchés par le virus. Ça a été le cas pour nous à Atlanta et c'est autre chose que de sentir la réalité de tout ça. » La décision d'une reprise à 22 franchises du côté d'Orlando a donc privé « Vinsanity » de quelques derniers pas sur les parquets. Un regret qu'il ne nourrit pas puisque le 11 mars dernier, à l'occasion d'un match face aux New York Knicks, il avait achevé la partie d'un panier à trois points marqué. « Marquer ce dernier tir a aidé (à accepter l'idée de la retraite). Si je n'avais pas marqué ce tir, ça aurait été différent, j'aurais voulu m'en aller sur un dernier panier, un lancer-franc peu importe. » Ses premiers paniers, Vince Carter les avait marqués pour les Toronto Raptors, franchise canadienne à peine née (créée en 1995) et particulièrement discrète sur ses trois premières saisons - 16 victoires seulement en 1997-1998, le pire bilan de l'histoire de l'équipe -. Débarqué en NBA lors de la saison du lock-out (grève des joueurs en 1998-1999), l'ailier avait attendu le mois de janvier pour faire ses débuts dans la Ligue mais s'y était rapidement affirmé comme un des tout meilleurs jeunes. Désigné Rookie of the Year, il avait la saison suivant porté les Raptors vers leurs premiers play-offs. En 2001, ces derniers échoueront en demi-finale de conférence Est et finiront par décliner les trois années suivantes. Ce qui n'avait pas empêché Carter de faire ses preuves en qualité de roi du show, capable d'enchaîner les dunks les plus fous, à l'image d'un concours du All-Star Game 2000 des plus mythiques. C'est cette même année qu'à Sydney, pendant les Jeux Olympiques, il passera au-dessus de la tête du Français Fred Weis pour claquer un des dunks les plus spectaculaires de l'histoire. 1629 Vince Carter a disputé 1629 matches NBA au cours de sa carrière (1541 de saison régulière, 88 de play-offs). Il cède sa place à Jordan En février 2003, alors que Michael Jordan dispute sa dernière saison, Vince Carter a accepté un joli sacrifice pour « Sa Majesté » : alors qu'il devait faire partie du cinq de départ du All-Star Game, Carter a cédé sa place à Michael Jordan, qu'il avait pourtant dépassé au nombre de votes (1,3 million dont 1,082 million). En 2004, trois ans après avoir signé une belle prolongation de contrat (94 millions de dollars sur six ans), la coqueluche des fans canadiens a été transférée chez les New Jersey Nets, en échange notamment d'Alonzo Mourning. Un trade, sur fond de désaccord avec le management en place à Toronto, qui lui a notamment valu d'être particulièrement chahuté par le public des Raptors pendant de longues années. lire aussi Inquiétudes autour de la reprise
Aux côtés de Jason Kidd et Richard Jefferson, Carter a formé un trio de choc, sans jamais réussir à atteindre les sommets espérés (deux défaites en demi-finale de conférence). En 2010, alors à Orlando, il a même accompagné le Magic jusqu'en finale de conférence, pour finalement s'incliner face aux Boston Celtics. Très apprécié de ses coéquipiers (il est devenu capitaine des Nets en 2007-2008), celui qui a porté les numéros 15 et 25 au cours de sa carrière est devenu un mentor sur la seconde moitié de sa carrière. Phoenix (2010-2011), Dallas (2011-2014), Memphis (2014-2017), Sacramento (2017-2018) et finalement Atlanta (2018-2020) ont ainsi bénéficié de sa grande expérience pendant que l'athlète profitait d'un physique plutôt solide pour profiter d'une carrière à rallonge (22 saisons, un record en NBA), sans jamais se soucier de rejoindre une équipe pour enfin enfiler une bague, que beaucoup pensaient méritée. À l'heure d'annoncer sa retraite, il était le dernier joueur drafté dans les années 1990 à encore être en activité. La vraie fin d'une époque.

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