Basket - NBA - Du sang neuf autour des piliers, 13 Français au départ de la saison NBA

L'Equipe.fr
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Derrière les chefs de file Rudy Gobert et Evan Fournier, les jeunes Français veulent prendre le pouvoir en NBA à l'image de Killian Hayes, nouveau visage des Detroit Pistons.

Gobert et Fournier en chefs de meute
Lorsque Rudy Gobert a officialisé sa prolongation de contrat record avec Utah dimanche, Evan Fournier s'est fendu d'un tweet humoristique : un homme plongeant dans une piscine de billets verts. L'arrière d'Orlando, dont le contrat s'achève l'été prochain, n'imagine pas se rapprocher de la somme mirobolante obtenue par son ami lorsqu'il négociera son prochain bail (chez le Magic ou ailleurs).

En revanche, il espère bien fêter à ses côtés un gros résultat de l'équipe de France aux JO de Tokyo, l'été prochain. L'objectif de médaille, brandi par les deux leaders de la sélection - avec Nicolas Batum, le capitaine - sera d'autant plus simple à viser que Gobert n'aura alors pas à se soucier de son avenir.

La relève est déjà en place
S'ils représentent le futur de l'équipe de France et pourraient même prétendre à une place dans les douze pour Tokyo, Killian Hayes (19 ans, Detroit Pistons), Sekou Doumbouya (20 ans ce mardi, Detroit Pistons) et Théo Maledon (19 ans, Oklahoma City Thunder) ont le temps devant eux. Notamment parce qu'ils évolueront cette saison dans des franchises qui n'ambitionneront rien d'autre que bichonner leurs jeunes talents. Pour Doumbouya, l'exercice sera peut-être un peu plus périlleux après une première saison frustrante. Son entraîneur, Dwane Casey, a apprécié de voir l'ailier revenir affûté, tandis que la star Blake Griffin tombait sous le charme de l'ex Limougeaud pendant la présaison.

Hayes, joueur français le plus haut drafté de l'histoire (7e), connaîtra un autre genre de pression : celle de devoir assurer au poste de meneur d'une équipe qui devrait naviguer en fond de classement de la Conférence Est. Dans l'Oklahoma, au sein d'une franchise qui compte reconstruire dans la durée, Maledon a tout à gagner et pourrait y effacer la déception de sa sélection au deuxième tour de la draft (34e). L'ancien protégé de l'Asvel, qui devrait manquer le début de saison le temps d'obtenir son permis de travail, pourrait s'imposer comme un joueur majeur du Thunder qui manquera de leaders.

Quant à Frank Ntilikina (New York Knicks), sa quatrième saison NBA s'annonce aussi incertaine que les précédentes, malgré un énième changement d'entraîneur (Tom Thibodeau). Vincent Poirier (Philadelphia Sixers), frustré par une première expérience sans temps de jeu à Boston, espère être utilisé un peu plus souvent par le nouveau coach de la franchise, Doc Rivers.

Le « two-way », la nouvelle voie
Nés en 2017, les contrats « deux voies » (two-way) se sont transformés en sésames qui permettent de faire la navette entre la G-League, antichambre de la Ligue destinée au développement de jeunes joueurs, et la NBA, à raison d'une cinquantaine de jours dans l'élite. C'est en rétrogradant sur ce type de contrat, après avoir connu trois franchises déjà depuis 2016 (Philadelphie, Oklahoma City et Chicago), que Timothé Luwawu-Cabarrot (Brooklyn Nets) a obtenu une deuxième chance, ce qui l'a emmené vers de magnifiques play-offs cet été (16 points de moyenne en 4 matches). Le retour des cadors Kyrie Irving et Kevin Durant cette saison devrait reléguer « TLC » sur le banc, mais il aura une vraie carte à jouer.

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Killian Tillie (Memphis Grizzlies), Adam Mokoka (Chicago Bulls) - qui peut se targuer de détenir le record du plus grand nombre de points inscrits en à peine cinq minutes jouées (15 unités) - ou encore Elie Okobo et Jaylen Hoard (sans club) vont tenter de rebondir durant la saison. Cette année, Covid oblige, l'antichambre de la grande Ligue ne sera pas calquée sur la saison régulière de NBA, mais pourrait prendre la forme d'une bulle organisée entre janvier et février. Ce qui rend le rendez-vous plus déterminant encore.