Basket - NBA - Timothé Luwawu-Cabarrot : «Ça fait plaisir de voir que tout le travail paie»

L'Equipe.fr
Vincent Collet a retenu 18 joueurs pour préparer l'Euro (31 août-17 septembre). Une présélection largement renouvelée.

Timothé Luwawu-Cabarrot a fini sa saison comme titulaire avec les Philadelphie Sixers, satisfait de voir que son travail du début de saison a eu des effets, avant de penser à l'équipe de France. «Quel regard portez-vous sur cette saison que vous avez terminée très fort ? Je savais que je pouvais faire des choses. Après il fallait que je travaille et passe par un temps d'adaptation, mais la confiance a toujours été là. J'étais persuadé que je pouvais jouer, que ce soit en regardant les matches ou en passant quelques minutes sur le terrain. Ça fait plaisir de voir que tout le travail paie, celui fait quand personne n'était là pour te voir ou qu'on ne comptait plus sur toi. Comment avez-vous vécu la période plus compliquée en première moitié de saison ? Il y avait une petite frustration mais on m'a répété toute l'année que c'était le processus. Tu ne vas pas avoir vingt minutes direct. Il faut continuer à travailler, garder confiance en soi et être prêt quand le coach t'appelle. Il faut être capable d'apporter toutes les petites choses qu'un entraîneur apprécie comme les écrans, la défense, courir... Je pense que je l'ai fait et que c'est pour ça qu'il a pris confiance en moi. Avez-vous connu des moments de découragement ? Toute la frustration que j'avais, j'essayais de la mettre dans les entraînements, de me donner à fond et de faire comme si c'était le match. De tout donner sur les sprints, de me parler à moi-même à haute voix pour me motiver. C'était par les entraînements que ça passait plutôt que de râler une fois à la maison.L'Equipe Explore spécial «Dream Tim» Qu'est-ce qui vous a le plus marqué au cours de cette année de rookie ? Il y a deux choses. La première, c'est la régularité affichée par les joueurs qui pendant quatre-vingt-deux matches sont toujours au même niveau, ne baissent jamais la tête. Ensuite les conditions de déplacement qui sont... ce sont les meilleures ! Tu ne peux pas tricher sur ça comme en Europe où parfois t'as fait dix heures de bus ou du train. Là, ce sont les meilleures conditions. Comment voyez-vous la suite avec cette équipe de Philadelphie ? J'arrive au moment où tout se reconstruit. Si la mayonnaise prend, on va vraiment avoir une bonne équipe l'année prochaine et ça va être une bonne expérience. Personnellement, pour la saison qui vient, j'aimerais vraiment avoir la mission de défendre sur le meilleur joueur adverse ou au moins le meilleur attaquant extérieur. Offensivement, je veux vraiment être un joueur sûr, qui va apporter à chaque match, que ce soit des points, des passes ou du rebond, c'est l'objectif. On parle de vous pour l'équipe de France, dont le staff vous a rendu visite récemment lors d'un match à Toronto. Qu'en est-il ? Patrick Beesley (le DTN) m'a contacté par mail pour me dire qu'il serait à Toronto au moment de mon match là-bas et m'a proposé qu'on aille manger ensemble. C'est ce qu'on a fait. On a parlé de la façon dont ils voient les choses sur les années à venir dont cet été. C'est une fierté, ça fait toujours plaisir de représenter, de porter le maillot de l'équipe de France et d'être dans les meilleurs du pays. C'est aussi une autre forme d'exposition devant les supporters français, des gens qui ne te connaissent pas vraiment. C'est bien de se faire connaître via les Bleus, d'être performant et de rapporter des médailles. Vu l'ambiance actuelle, n'avez-vous pas peur d'arriver dans une situation où il faut marcher sur des œufs* ? De toute manière, quand l'équipe de France t'appelle tu dis oui, c'est presque une obligation envers toi-même. Mais oui sinon, on peut dire ça... il faut être un peu... un peu (il cherche ses mots avec un sourire) tranquille.»Vent de doute chez les Bleus

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