Basket - NBA - Vincent Poirier (Boston) : « J'attends mon heure »

L'Equipe.fr
L’Equipe

Lors d'une conférence téléphonique, le pivot français des Boston Celtics Vincent Poirier, cloué au banc depuis le début de saison, a affirmé s'armer de patience en attendant sa chance. « Alors que la saison a commencé il y a trois semaines, vous avez joué en tout et pour tout 21 minutes, réparties sur quatre matches. Pas les débuts que vous espériez ?
C'est une première saison. Je viens d'Europe, et on ne me connaît pas forcément beaucoup. Alors c'est compliqué au début, il n'y a rien d'étonnant à cela. Pour l'instant, je dois juste être concentré et gagner peu à peu la confiance de mes coéquipiers. Je savais que cela se passerait comme ça. Et les bons résultats de l'équipe font qu'il n'y a aucune raison de tout chambouler. Ce n'est pas facile, mais j'attends mon heure. Dans l'attente de responsabilités sur le parquet, sur quoi travaillez-vous ?
Il y a beaucoup de nouvelles choses défensives notamment. Le coach attend que je sois bon dans ce secteur. Je dois anticiper les choses et analyser vite, comprendre ce qu'il se passe sur le parquet, pourquoi on fait tel ou tel mouvement. J'essaie d'améliorer l'aspect tactique. Je m'inspire de ceux qui sont déjà là. Car une fois que tu as ça, tout devient plus facile. NBA : calendrier et résultats Votre entraîneur Brad Stevens communique-t-il beaucoup avec vous ?
Il est intelligent, proche du joueur. Mais je n'attends pas de lui qu'il me parle au quotidien. Je suis un pro, je sais à quoi m'en tenir. Il a souvent deux trois mots pour me rappeler de rester prêt, me dire que la saison est longue. Pour l'instant l'équipe tourne bien, mais cela peut changer à tout instant. Comment vivez-vous la difficulté de l'attente ?
Être la cinquième roue du carrosse et qu'on ne compte pas sur moi, c'est une position dans laquelle j'ai déjà été. J'aime ça, car ça me force à travailler au quotidien pour gagner ma place. Et je sais que je l'aurai un jour. En NBA, avec autant de matches, ça peut arriver vite. Je travaille le plus possible pour être prêt quand on aura besoin de moi. « Rudy Gobert m'a beaucoup appris pendant la Coupe du monde » Que vous inspire l'hommage rendu à Tony Parker par San Antonio ?
C'était un grand moment pour lui et le basket français. Tout le monde l'admire. Il reste un modèle car il a réussi dans la plupart des choses qu'il a entreprises. Ça nous pousse à vouloir faire la même chose. C'est motivant, on se dit pourquoi pas nous. Comme Rudy (Gobert) avec son titre de meilleur défenseur de l'année. Qu'est-ce que la Coupe du monde en Chine vous a apporté en vue de votre première saison NBA ?
J'ai ramené une médaille (de bronze), de l'expérience. Et évoluer au côté de Rudy (Gobert) m'a beaucoup aidé. Il m'a appris plein de choses sur les placements notamment. Cela m'aide beaucoup car la défense qu'on a pratiquée en bleu ressemble à celle de Boston. Après, jouer contre de grands joueurs, de grandes équipes, me mesurer à eux et pouvoir constater que je ne valais pas moins qu'eux m'a forcément fait grandir également. » NBA : Gobert et le Jazz trouvent leur rythme

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

À lire aussi