Basket - Pro A - Nanterre - Pascal Donnadieu (Nanterre): «Une performance de finir avec les mêmes»

L'Equipe.fr
L'entraîneur de Nanterre Pascal Donnadieu ne juge pas utile de renforcer son équipe en vue des play-offs, contrairement à Limoges ou l'Asvel.

L'entraîneur de Nanterre Pascal Donnadieu ne juge pas utile de renforcer son équipe en vue des play-offs, contrairement à Limoges ou l'Asvel.Alors que Limoges (Randle, Jones), l'Asvel (Ware) et Le Mans (Shorter) viennent de retoucher leurs effectifs, Nanterre est l'une des rares équipes de Pro A à être restée intacte depuis le début de la saison. Une stabilité revendiquée par le coach, Pascal Donnadieu, qui explique par l'absence de blessures, mais surtout par une volonté managériale du club. En 2013, Nanterre a perdu un joueur majeur (Chris Oliver, blessé) lors de son premier match de playoffs. «On a décidé de ne pas le remplacer, et on a terminé champion de France», rappelle le coach. Comme quoi...«Nanterre n'a rien changé depuis le coup d'envoi de la Pro A. En quoi est-ce une fierté ?Disons que si on construit une équipe c'est, dans la mesure du possible pour l'amener jusqu'au bout. Bien évidemment, quand tu as des blessures, ou quand il y a de grosses, grosses erreurs de casting, et personne n'est à l'abri, il faut faire des changements. Après je trouve que oui, c'est une performance de pouvoir commencer une saison avec une équipe, et quoi qu'il arrive de la finir avec les mêmes. Et pourtant, on a eu des doutes sur certains joueurs Mais moi, j'essaye toujours, sauf si c'est un problème de comportement de nature à faire exploser l'équipe, d'aller au bout.Que penser des équipes qui profitent du règlement pour se renforcer pour les play-offs ?Certains en font une stratégie. On s'aperçoit quand même, si tu regardes les trois derniers champions de France, Limoges par deux fois et Villeurbanne, que ce sont les derniers changements, faits en fin de saison régulière, qui leur ont permis d'être champions. Je pense que l'Asvel, si elle ne fait pas venir Casper Ware, n'aurait pas été championne. Pareil pour Limoges, avec Pooh Jeter. Et cette année, Limoges, avec Jerome Randle que je connais, qui est un très fort joueur, fait le même pari qu'avec Pooh Jeter.Justement, peut-on accepter que des équipes, sciemment, attendent la fin de saison pour changer et jouer le titre. Cela ne fausse-t-il pas la compétition ?C'est paradoxal. Car c'est une stratégie payante pour ces équipes-là, puisqu'elles sont championnes. Mais c'est peut-être la réglementation qu'il faudrait revoir. Ils sont dans leur bon droit, ils utilisent le système. Mais ça peut être frustrant pour certaines équipes. Comme Pau, Chalon et nous, qui sommes dans le top 4, qui bataillons depuis le début et qui allons peut-être nous faire doubler ou éliminer par des équipes qui auront utilisé ce règlement à bon escient.Est-ce que ce règlement ne déresponsabilise pas aussi les coaches ? Et conduit les clubs à n'agir qu'à court terme ?Mais il faut croire qu'ils ont raison, puisqu'ils sont champions... Ça donne des titres, et ça qualifie pour des grandes Coupes d'Europe. Nous, on a le onzième budget, on ne fait pas de changements et on est dans le top 4. D'où ma fierté, car c'est une performance supplémentaire. On a envisagé de prêter Mykal Riley, mais on a cherché des solutions, et on continue comme ça.»Calendrier/RésultatsClassement

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