Basket - TQO (H) - Le jour de gloire de la Slovénie, qualifiée pour ses premiers Jeux Olympiques par Luka Doncic

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La Slovénie a éliminé la Lituanie de « son » TQO à Kaunas (96-85), portée par un Luka Doncic sur une autre planète (31 points, 11 rebonds, 13 passes) et vivra à Tokyo la première aventure olympique de son histoire. L'Allemagne et l'Italie se sont également qualifiées pour les JO. Trois des quatre tournois de qualification olympique, qui délivrent les derniers sésames pour les Jeux de Tokyo (23 juillet - 8 août) O, ont rendu leur verdict. En attendant la confrontation, dans la nuit de dimanche à lundi (1h05) à Victoria (Canada), entre la Grèce et la République tchèque, dont le vainqueur rejoindra à Tokyo le groupe de la France, avec les États-Unis et l'Iran, une pluie de surprises et d'émotions ont submergé les dernières équipes en lice. Aucun des quatre pays hôtes n'aura su tirer avantage d'évoluer à domicile. Tous ont été éliminés. Les quatre billets restant pour Tokyo tombent dans l'escarcelle de nations européennes. Luka Doncic, messie de la Slovénie Grosse sensation. La Slovénie s'est imposée sur le parquet de Kaunas (85-96), devant une équipe lituanienne qui depuis sa déclaration d'indépendance en 1990 n'avait jamais manqué les JO (médaillée de bronze en 1992, 1996 et 2000). Une cruelle déception pour le basket lituanien, au contraire un jour historique pour l'extraterrestre Luka Doncic et ses coéquipiers, puisque pour la première fois de son histoire, la Slovénie va disputer les JO. Dans un match serré jusqu'à la pause (52-52, 20e), les Slovènes, plus adroits à 3 points (13/31) ont fait la différence dans le troisième quart, emporté 17-28. Ils doivent beaucoup à un monstrueux Luka Doncic, en mode triple-double (31 points, 13 sur 23 au tir, 11 rebonds, 13 passes, 42 d'évaluation), le premier de sa carrière en sélection, et à une belle gestion collective (20 passes, 5 balles perdues) qui a profité à Vlatko Cancar (18 points), Jaka Blazic (16), Mike Tobey (13). Côté lituanien, Arnas Butkevicius, Mantas Kalnietis et Jonas Valanciunas (14 points chacun) ont porté le danger, mais Domantas Sabonis a été un ton en dessous (9 points, 6 rebonds).

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Après la victoire, l'émotion était immense, à l'image de la conférence de presse du héros du soir, ému aux larmes. « Je me fiche de la distinction de MVP, disait-il. On va aux Jeux. C'est la première fois pour notre pays. C'est incroyable. Je pense que tous les enfants rêvent de participer aux JO. C'était l'un de mes rêves aussi. Nous y voilà. On s'est battus et on mérite vraiment ce qui nous arrive. On écrit l'histoire de notre nation. » La Slovénie intègre le groupe C, avec les deux finalistes de la dernière Coupe du monde en Chine, en 2019, le champion du monde espagnol et l'Argentine, ainsi que l'hôte japonais. L'Italie éjecte la Serbie ! L'autre choc de la soirée est venu de Belgrade, où la Serbie, finaliste olympique en 2016 à Rio, est tombée de haut en perdant en finale contre une éblouissante Italie (95-102). La Squadra Azzura retrouve les JO pour la première fois depuis 2004 (à Athènes, elle avait atteint elle aussi la finale). Pour mettre dans les cordes les Serbes, les hommes de Romeo Sacchetti ont développé un jeu pétaradant, plein de courses et de shoots à 3 points (14/34 au final). Portés par leur adresse pendant une mi-temps et demie, ils ont compté jusqu'à 24 points d'avance à 12 minutes de la fin de la rencontre. Un matelas qui a permis à Nicolo Mannion (24 points), Achille Polonara (22 points, 12 rebonds, 6/8 à 3 points), Simone Fontecchio (21 points) et consorts de résister au come-back désespéré des locaux.

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Mais la révolte initiée dans le money-time (32-22 dans le dernier quart) est arrivée trop tard pour les hommes d'Igor Kokoskov - champion d'Europe 2017 avec la Slovénie de Luka Doncic _, débordés en défense et pénalisés notamment par la maladresse de leur maître à jouer Milos Teodosic (5 points, 1 sur 8 au tir, 5 passes) et la transparence du MVP de l'Euroligue Vasilije Micic (8 points, seulement 14 minutes). Les missiles de Danilo Andjusic (27 points, 7/12 à 3 points) et l'adresse de Filip Petrusev (22 points, 6/7 au tir) n'ont pas suffi. L'Italie retrouvera, dans le groupe B, l'Australie, le Nigeria, et l'Allemagne, qualifiée un peu plus tôt, à Split. Revoilà l'Allemagne Tombeuse de l'hôte croate 24 heures plus tôt, la Mannschaft a disposé du Brésil (75-64), et va ainsi retrouver les Jeux Olympiques après une absence de treize ans, depuis les JO 2008. Le parcours du Brésil dans ce tournoi, très facile (+26 face à la Tunisie, +27 face à la Croatie, +28 face au Mexique) ne l'a sans doute pas aidé à aborder une finale sous plus haute pression. Et les hommes d'Aleksandar Petrovic l'ont payé face à des Allemands qui eux, sortaient de trois matches tendus et serrés. Emmenée par Moritz Wagner, l'intérieur d'Orlando (28 points, 6 rebonds), l'Allemagne a contrôlé le match et s'est montrée dominatrice au rebond et bien plus adroite qu'un Brésil qui s'est troué à 3 points (7/25), et où seuls l'éternel Anderson Varejao (14 points) et Alex Garcia (10) se sont distingués. Aux côtés de Wagner, Robin Benzing (13 points), le héros de la demi-finale Maodo Lo (10 points, 5 passes) et Johannes Voigtmann (8 points, 11 rebonds) ont construit le succès allemand. lire aussi Toute l'actu du Basket

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