La bataille du savon de Marseille oppose le "Made in France" au "Made in Provence"

  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.
Dans cet article:
  • Oops !
    Une erreur est survenue.
    Veuillez réessayer plus tard.

C'est une jolie boutique au cœur du très chic quartier du Marais à Paris. Sur de grandes armoires de bois sont exposés des gros cubes verts ou jaunes, des crèmes pour les mains, du shampooing ou encore des savonnettes parfumées. Le premier magasin entièrement dédié au savon de Marseille ouvre à Paris. C'est Marius Fabre, une petite fabrique située à Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône) qui est à l'origine de cette incursion en terre parisienne. Cette maison créée en 1900 appartient toujours à la famille du fondateur. Ce sont aujourd'hui les arrières-petites-filles de Marius Fabre qui dirigent l'entreprise.

Ouvrir une boutique qui vend presque exclusivement du savon, cela aurait été sans doute inimaginable il y a encore dix ans. Il faut savoir que si le savon de Marseille était présent dans tous les foyers au début du XXème siècle avec un pic en 1913 de 180.000 tonnes produites, ses ventes ont décliné à partir des années 50 au détriment des détergents de synthèse et autres savonnettes qui ont ringardisé le vieux cube de grand-mère à l'huile végétale.

L'émergence de la grande distribution va précipiter son déclin et les savonneries marseillaises qui assuraient encore la moitié de la production française à la veille de la Seconde guerre mondiale ont fermé les unes après les autres. Seules cinq ont survécu dans la région marseillaise (trois à Marseille, deux...

Lire la suite sur BFM Business

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles