"Avec la BD de sport, on ne montre pas le mouvement, on le suggère" : Lisa Lugrin et Richard Guérineau, le sport par le crayon

Guillaume Poisson
·1 min de lecture

Des combattantes de ju-jitsu pour l'une, un stade de football gaëlique pour l'autre... d'où vous est venue l'envie de dessiner ces histoires de sport si spécifiques ?
Lisa Lugrin : "Mon album précédent était l'histoire d'un lutteur sénégalais, donc ce n'est pas la première fois que je travaille sur une BD de sport. Pour moi le sport est avant tout politique car il est régi par d'autres règles que celles de notre monde quotidien, en particulier la logique capitaliste où les gagnants et les perdants sont toujours les mêmes. Il peut donc inverser les rapports de force : dans Yékini (sa première BD de sport : Yékini le droit des arènes, Broché, 2014) on a pu montrer qu'un lutteur sénégalais qui s'entraîne beaucoup peut gagner tous ses tournois bien qu'il soit ennuyeux et peu vendeur pour les journaux et produits dérivés. Dans Jujisufragettes, ce sont des femmes qui peuvent faire tomber des hommes bien plus costauds qu'elles. Ce sont des pieds de nez à l'ordre établi et à ceux qui ont habituellement le pouvoir."

Richard Guérineau : "Pour ma part, ça vient plus d'envies graphiques que d'attirance pour une époque ou une histoire en particulier. Sur Croke Park, la première chose qui m'a...

Lire la suite sur France tv sport

A lire aussi