La Belgique souffre mais fait plier le Canada pour son entrée en lice dans la Coupe du monde

Malmenée par une équipe du Canada décomplexée, la Belgique a malgré tout pu s'imposer pour son entrée en lice dans la Coupe du monde, ce mercredi (1-0).

Le match : 1-0Après la chute de l'Argentine contre l'Arabie saoudite (1-2) et celle de l'Allemagne contre le Japon (1-2), la Belgique a sérieusement tremblé à son tour ce mercredi, mais a fini par battre à l'expérience, et un brin de chance, une sélection du Canada séduisante et sans complexe (1-0). Thibaut Courtois a repoussé un penalty d'Alphonso Davies, l'arbitrage du Zambien Janny Sikazwe n'a pas vraiment aidé les Canadiens, et le tranchant des Diables Rouges a fait la différence.

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Adepte des coups tactiques, le sélectionneur canadien John Herdman a composé un 3-4-3, avec Alphonso Davies et Richie Laryea dans le rôle de pistons, qui a considérablement déstabilisé l'équipe de Roberto Martinez. Si cette dernière a eu la première occasion, par Michy Batshuayi (1re), la Belgique a ensuite subi les assauts canadiens.

Sur une demi-volée du feu follet Tajon Buchanan (voir ci-dessous), Yannick Carrasco a commis une main dans la surface pour offrir au Canada l'opportunité d'inscrire son premier but en Coupe du monde, après le zéro pointé de 1986. Mais l'immense Thibaut Courtois s'est interposé devant Alphonso Davies (10e). Le Canada aurait pu obtenir deux penalties supplémentaires, mais M. Sikazwe a vu un hors-jeu imaginaire sur le premier (14e) avant d'estimer que le contact pourtant évident entre Axel Witsel et Richie Laryea était licite (38e).

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Pourtant prise à la gorge par le pressing et les dépassements de fonctions nombreux des Canucks, la Belgique a finalement ouvert le score au meilleur moment, lorsque Michy Batshuayi a ajusté Milan Borjan après avoir bénéficié d'une longue ouverture de Toby Alderweireld et d'un très mauvais alignement canadien (44e). Sa 27e réalisation avec les Diables Rouges. Les entrées d'Amadou Onana et Thomas Meunier au retour des vestiaires, puis celle de Leandro Trossard à la place d'un Eden Hazard rassurant mais moyen (62e) n'ont pas vraiment fait monter en puissance l'équipe du plat pays.

Mais le Canada, malgré sa domination globale (2,61 expected goals contre 0,76 pour les Belges), n'a pas réussi à arracher l'égalisation, baissant le pied physiquement en fin de rencontre. La Belgique devra montrer un autre visage pour battre le Maroc dimanche (14 heures), tandis que le Canada a prouvé qu'il avait une carte à jouer contre la Croatie puis le Maroc.

Le fait : Courtois sauve les meublesAlors que cette Coupe du monde sera la dernière pour bon nombre de joueurs belges, Thibaut Courtois a été le membre de la génération dorée le plus brillant. Le gardien du Real Madrid a été capital en repoussant les assauts canadiens en première période. Il s'est parfaitement détendu sur sa droite pour stopper le penalty d'Alphonso Davies, devenant le premier gardien belge à réussir à s'illustrer dans l'exercice en Coupe du monde (10e). Serein dans ses sorties, il a ensuite réalisé une parade des deux poings importante sur une frappe sèche d'Alistair Johnston (30e), puis s'est offert un arrêt pour la photo sur une tête de Cyle Larin (80e).

Le joueur : Buchanan a tout tentéAlors que le Canada a multiplié les tentatives (22 tirs à 9), Tajon Buchanan a été impliqué dans la plupart d'entre elles. Bien connu en Belgique grâce à ses prestations sous les couleurs de Bruges, l'ailier de 22 ans a été virevoltant sur le côté droit, puis lorsqu'il est passé à gauche à l'heure de jeu. Sa demi-volée contrée par le bras de Yannick Carrasco (8e) a abouti au penalty accordé par le VAR, et il aurait pu en obtenir un autre peu après, lorsqu'il a subi une charge de Jan Vertonghen (14e).

Sa remise vers Jonathan David aurait aussi pu faire mouche (31e), et il a manqué l'égalisation en taclant un centre de Richie Laryea hors du cadre (45e+2). Sa démonstration a continué en seconde période, avec notamment un délicieux coup du sombrero (57e), jusqu'à sa sortie, à bout de forces (81e). Des débuts en Coupe du monde remarquables, même s'il doit progresser dans le dernier geste.