Bellator : le Français Cheick Kongo vise la ceinture des poids lourds à 46 ans

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Ryan Bader, à gauche, le champion des poids lourds du Bellator, défend sa ceinture face à Cheick Kongo (à droite). Au centre le patron de l'organisation, Scott Cocker. (D.R)
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Le Bellator pose ses valises pour la seconde fois à Paris, vendredi soir, à l'Accor Arena, coupant l'herbe sous le pied de l'UFC. Avec un combat pour le titre mondial des poids lourds : le Français Cheick Kongo face au tenant américain Ryan Bader.

Bellator à Paris, saison 2. Mardi, dans les sous-sols de Bercy, le président de la deuxième plus grosse organisation mondiale de MMA, Scott Cocker, a joué les anchormen pour présenter le main event de la soirée du vendredi 6 mai à venir. Dans le coin bleu : Cheick Kongo, (31 victoires, 11 défaites, 2 nuls, 1 NC) vétéran de 46 ans, « la seule véritable légende du MMA français » selon Cyril Diabaté, ancien combattant UFC et aujourd'hui patron de la Snake Team. Dans le coin rouge : un autre vétéran, Ryan Bader (29 -7, 1 NC). Champion en titre des poids lourds (- de 120 kg), ancien 1champion des lourds-légers.

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Mais n'allez surtout pas chatouiller le patron du Bellator sur ses champions vieillissants (38 et 47 ans) ou la future venue de son concurrent à Paris : il botte en touche de façon polie mais ferme. « L'UFC veut venir ? Très bien, nous lui souhaitons bonne chance, comme à toutes les organisations. Nous, c'est la deuxième fois que nous sommes là, dans une salle mythique qui a bercé les plus belles années de la boxe pieds poings dans les années 80 et 90. » O.K., mais en 2022, Bercy ne s'affiche plus comme l'enceinte de référence en sports de combat.

Cheick Kongo, prétendant à la ceinture poids lourds du Bellator

« On est là pour faire le job. C'est ce que je ferai vendredi »

Loin du trash-talking qui a souvent cours dans la discipline, les deux combattants se sont livrés au jeu des questions-réponses sans animosité. « Au-delà du titre, je suis là pour la compétition », a martelé Kongo, qui a aussi fait basculer les raisons de sa motivation, pour continuer, à 47 ans, sur la défense des minorités et la fierté d'être un Français de couleur : « Je veux défendre les communautés africaines, maghrébines, subsahariennes... Je veux être respecté comme combattant, français ! C'est aussi pour ça que je continue aujourd'hui ! Mais je suis une simple personne, qui fait son travail au quotidien. »

Pour le Français, c'est une seconde chance pour le titre mondial dans cette organisation après un premier title shot avorté face au même adversaire en 2019. La faute à un « eye poke » -un doigt dans l'oeil du Français- qui avait donné lieu à un No Contest, un combat sans décision. Le main event de vendredi a donc des allures de revanche. « Je m'attends à une guerre face à Cheick. Il a une énorme expérience, c'est un combattant très calme, très posé, ce sera un combat difficile, assurément », a commenté Bader, toujours calme durant la conférence de presse. « Vendredi, on va remettre les choses à plat », a répliqué Kongo. « Je ne veux pas jouer la carte du Noir, mais j'ai dû ronger mon frein après ce No Contest, j'étais frustré, je n'ai pas eu droit de parole... Quoi qu'il en soit, on ne s'arrête pas à ça, on repart au travail et ce qui compte c'est d'avoir du mordant. Le reste... c'est du basique ».

Vendredi, devant plus de 10 000 personnes annoncées, Kongo va jouer la fin de sa carrière sur un combat : « L'idée c'est de mettre le feu ! C'est magnifique d'avoir l'opportunité de combattre devant le public français ». Mais il faudra d'abord quitter le vestiaire et marcher vers la cage. Un exercice étrange : « Il y a toutes sortes d'émotions avant d'entrer dans la cage... Je rentre toujours avec le plaisir en tête, c'est ça le plus important. Avant quand j'étais plus jeune, c'était l'instinct qui parlait, aujourd'hui c'est différent », analyse Bader. « Pour ma part... Je ne sais pas... c'est toujours la même chose, j'essaye de capter toutes les ondes, les bonnes comme les mauvaises. Il y a toujours de l'appréhension, de la joie, de l'anxiété, parfois du dégoût avant de monter dans la cage. Mais au final, on est là pour le faire le job ». Ce que Kongo a prévu de faire vendredi.

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