Ben O'Connor : « Les coureurs me respectent maintenant »

Ben O'Connor et Richard Carapaz. (E. Garnier/L'Équipe)

Quatrième du Tour de France l'an passé, l'Australien Ben O'Connor (Ag2r-Citroën) a subitement franchi un énorme palier et une certaine notoriété sportive. Que le peloton s'accorde à reconnaître désormais.

« Cette quatrième place sur le Tour l'an passé a changé quelque chose pour vous ?
Tout a véritablement changé. J'ai désormais acquis une sorte de confiance que je n'avais pas avant. J'ai pu m'en rendre compte cette année sur les courses. Je pense avoir répondu présent, j'ai gagné en constance alors que je laissais filer davantage il n'y a encore pas si longtemps. Je pense que j'ai aussi gagné en notoriété et les gens me reconnaissent. Je pense que le regard du peloton a aussi changé vis-à-vis de moi. Je pense que les coureurs me respectent maintenant et reconnaissent mon travail. Tout arrive.

Vainqueur d'étape à Tignes sur le Tour l'an passé, vainqueur d'étape sur le Tour de Catalogne à La Molina cette année, il vous manque maintenant un vrai succès au général sur une course par étapes ?
C'est devenu un rêve. Je pense de suite à un autre Australien, Richie Porte, qui a gagné dans sa carrière Paris-Nice, le Critérium du Dauphiné ou le Tour de Romandie. C'est ce genre de palmarès que je voudrais avoir. C'est peut-être même plus difficile à faire que faire un podium sur un grand Tour.

« Ça aussi, c'est presque nouveau. Je constate que ce que j'ai fait sur le Tour l'an passé a été pris au sérieux et que mes coéquipiers vont courir pour moi sans se poser la moindre question. »

Quels sont vos objectifs sur ce Critérium du Dauphiné ? C'est déjà une épreuve qui est très importante pour l'équipe Ag2r-Citroën. C'est aussi l'occasion pour moi de me mettre en évidence avant le Tour. Je sais que je vais pouvoir compter sur une équipe solide autour de moi. Ça aussi, c'est presque nouveau. Je constate que ce que j'ai fait sur le Tour l'an passé a été pris au sérieux et que mes coéquipiers vont courir pour moi sans se poser la moindre question. »

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La récente victoire sur le Giro de Jay Hindley, natif de Perth comme vous, vous inspire ?
C'est évident. C'est même fabuleux pour le cyclisme australien. Je crois qu'il y a une génération de très bons coureurs qui arrivent et ça ne peut que hisser le cyclisme sur route australien vers le haut. Personnellement, j'essaie d'apporter ma pierre à l'édifice comme vient de le faire brillamment Jay.

« Ça serait tellement bien de pouvoir croire à un titre mondial dans son pays. Mais j'ai vu les détails du parcours et je pense qu'il n'est pas taillé pour moi. »

En plus les championnats du monde sur route auront lieu en Australie cette année. Ça donne des idées ?
Ça serait tellement bien de pouvoir croire à un titre mondial dans son pays. Mais j'ai vu les détails du parcours et je pense qu'il n'est pas taillé pour moi. Vous voulez que je vous dise : il est fait pour Alaphilippe (rires). Ce n'est pas un tracé pour grimpeur mais bel et bien pour puncheurs. »

Vous pensez que sur le prochain Tour vous allez être davantage surveillé, être vraiment pris au sérieux ?
Bien sûr que je vois les choses comme ça. Mais lorsque je repense à l'an dernier, je me dis que sans mes chutes en tout début de Tour et le temps perdu, j'ai ensuite répondu présent sur toutes les étapes difficiles. Je termine finalement à la quatrième place au général final avec tous ces pépins. Il faut juste imaginer sans. »

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