Ben Shelton, après sa victoire en 8es de finale de l'Open d'Australie : « Je suis juste heureux »

Ben Shelton dispute son premier Grand Chelem en dehors des États-Unis. (J. Joy/Reuters)

Au terme d'une rencontre pleine de suspense face à Wolf, un autre Américain, Shelton s'est qualifié pour les quarts de finale de l'Open d'Australie (6-7 [5], 6-2, 6-7 [4], 7-6 [4], 6-2). En conférence de presse, il est une nouvelle fois apparu détendu et toujours aussi souriant.

« Comment vous sentez-vous après cette nouvelle expérience ?
Je me sens bien ! Ça a vraiment été une semaine très spéciale pour moi, ça commence à faire beaucoup. J'ai joué mon premier Grand Chelem en dehors des États-Unis et j'ai aussi repris l'école cette semaine (rires).

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Comment ça se passe pour vous les cours ? Vous arrivez à suivre ?
J'ai un peu ralenti le rythme pour le mois de janvier, ce n'est pas aussi intense que lorsque j'étais à l'école tous les jours. Mais je n'ai pas trop de difficulté, j'arrive à gérer les deux, pendant que je joue au tennis. Pour le moment en tout cas ça n'a pas posé de problème. Mais je veux vraiment réussir à avoir mon diplôme, c'est quelque chose qui est vraiment très important pour moi, donc je vais continuer de travailler pour y arriver.

À quel point est-ce une surprise d'être arrivé si loin dans ce Grand Chelem ? Quand vous êtes monté dans l'avion pour l'Australie, vous vous attendiez à quoi ?
Je suis monté dans l'avion sans aucune attente ou objectif, donc c'est vraiment une surprise ! Je sais que c'est difficile de s'adapter en venant ici, rien qu'à cause du décalage horaire par exemple. C'est la première fois, je n'avais jamais quitté les États-Unis, donc je savais que ce serait difficile. Je pense que ça m'a un peu aidé de ne pas avoir d'attentes, ou d'avoir le sentiment que j'étais obligé de réussir quelque chose, ça m'a permis de juste venir sur le court, d'être moi-même et de jouer libéré.

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Vous avez joué l'US Open et d'autres matches d'exhibition sur des grands stades : ça vous a aidé à acquérir l'expérience nécessaire avant d'entrer sur la John Cain Arena aujourd'hui ?
Oui, bien sûr, ça m'a aidé. Toute ma vie, j'ai regardé ces joueurs à la télévision et à présent je peux faire comme eux, avec eux. C'est vraiment une expérience incroyable pour moi. J'ai bossé pour, j'ai l'impression de mériter d'être ici et j'ai hâte de continuer. Je n'ajoute pas de pression supplémentaire à ça, je suis juste heureux de faire partie du tournoi. Si je vais assez loin, je vais pouvoir jouer sur la Rod Laver Arena, j'adorerais ça.

Vous allez affronter Tommy Paul au prochain tour, quelle est votre expérience avec lui ?
Je me suis entraîné avec lui une fois, à l'US Open. Mais c'est l'un des joueurs américains qui m'a le plus pris sous son aile, qui m'a le plus aidé à naviguer dans toute cette nouvelle vie d'une carrière professionnelle, c'est un bon ami. Je suis content de jouer contre lui, pour un match aussi important qu'un quart de finale. »

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