Benjamin Clément, speaker basket et organiste à l'église

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Joueur d'orgue et speaker reconnu dans le basket et le handball, Benjamin Clément utilise ses talents de musicien pour réchauffer les coeurs, à l'église comme en tribunes.

À tout juste 33 ans, Benjamin Clément arbore déjà trois casquettes. Le jour, manager dans un cabinet de conseil. Le week-end organiste à l'église Saint-Jean-Baptiste de Grenelle (Paris XVe). Et certains soirs, speaker au bord des terrains. Là encore accompagné de son orgue (un clavier électronique reproduisant le son de l'instrument). En plus des annonces et de l'animation des matches, le jeune homme joue lui-même les jingles et musiques pour mettre l'ambiance dans les tribunes. Une caractéristique unique qui a fait de lui une figure des univers basket et hand depuis une décennie (avec un peu de futsal parfois).

Animation du seul match officiel NBA joué en France
Speaker récurrent du Nanterre 92, appelé à l'animation des finales de Coupe de France de basket le week-end prochain, il oeuvre auprès des équipes de France de basket et de hand. Il a participé à des gros événements comme le Championnat d'Europe de basket féminin en 2013 ou masculin en 2015. Et a même fait partie de l'équipe d'animation du seul match officiel NBA jamais joué en France, le Milwaukee-Charlotte du 24 janvier 2020 à l'Accor Arena de Bercy, un vrai show à l'américaine.

Une belle récompense pour celui qui cherche à lier ses deux passions d'enfance. Le sport, et l'orgue : « Je suis issu d'une famille pratiquante et j'étais impressionné par cet instrument qui faisait du bruit mais qu'on ne voyait pas. Ça m'intéressait plus que la messe », se rappelle Benjamin. Dès 6 ans, il commence à faire ses gammes sur l'instrument. Puis, à tout juste 14 ans, il anime son premier match de basket pour une équipe de Nationale 1 dans sa Drôme natale. Déjà accompagné de son clavier. « Je savais que sur le terrain je n'irai pas très haut, alors j'ai cherché une place en dehors. »

Proposer une prestation à la hauteur des joueurs sur le terrain
Parfois cela donne des week-ends atypiques : « Le samedi je suis à Bercy avec l'équipe de France de basket, et le lendemain, à l'église pour jouer », raconte ce fils d'un statisticien de l'ASVEL. Pourtant, Benjamin Clément trouve de réelles similitudes entre les deux activités. La première « c'est qu'on ne voit pas le protagoniste, on l'entend surtout ». Une discrétion qui correspond à sa personnalité : « Je suis là pour mettre en avant des choses. Pendant les messes, c'est pour soutenir la prière des gens. Sur un match, c'est pour faire le lien entre le terrain et les supporters. » La seconde, c'est l'improvisation : « Parfois le prêtre n'est pas prêt alors on doit meubler pendant 15-20 secondes. Pendant un match c'est pareil. On doit s'adapter. Si l'action dure longtemps, je peux allonger mon jingle. Ce qui n'est pas possible avec une musique enregistrée. »

Mais le plus important est de « proposer une prestation à la hauteur des joueurs sur le terrain » et surtout de garder en tête « qu'on n'est pas là pour faire un concert ». Et que les artistes sont sur le terrain.

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